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Coco

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Niveau
43
Coco en Blu-Ray
19.99 € @ Fnac
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Avis :

Synopsis : Depuis déjà plusieurs générations, la musique est bannie dans la famille de Miguel. Un vrai déchirement pour le jeune garçon dont le rêve ultime est de devenir un musicien aussi accompli que son idole, Ernesto de la Cruz.
Bien décidé à prouver son talent, Miguel, par un étrange concours de circonstances, se retrouve propulsé dans un endroit aussi étonnant que coloré : le Pays des Morts.
Là, il se lie d’amitié avec Hector, un gentil squelette bien qu’un peu filou sur les bords. Ensemble, ils vont accomplir un voyage extraordinaire qui leur révélera la véritable histoire qui se cache derrière celle de la famille de Miguel…

 

Avis Coco : Nouveau bijou d’animation

 

Le long métrage réalisé par Lee Unkrich et Adrian Molina se déroule au Mexique, dans la petite ville imaginaire de Santa Cecilia, et prend pour contexte le jour des morts (Día de muertos). Il s’agit d’une grande fête traditionnelle durant laquelle les familles rendent hommage à leurs défunts en dressant pour eux des autels couverts d’offrandes d’objets, de fleurs et de nourriture qui sont surmontés par des portraits de leurs ancêtres.

On fait la connaissance de Miguel, un petit garçon qui rêve de devenir musicien mais dont la famille a banni cet art depuis plusieurs générations à cause de l’abandon d’un ancêtre compositeur ayant préféré la vie d’artiste à la vie de famille. Notre jeune héros a en lui cet art de jouer de la guitare et il lui est impossible de tirer un trait dessus. Il est poussé à accomplir son rêve par la gloire d’une super star de la musique et du cinéma mexicain, décédée il y a des années mais célébrée avec une ferveur toujours intacte : Ernesto de la Cruz.

Lorsque la grand-mère de Miguel lui casse sa guitare et l’interdit formellement de participer à un concours de talents amateurs rendant hommage à Ernesto de la Cruz, c’en est trop pour Miguel. Le petit garçon s’enfuit et décide de s’introduire dans le monument honorifique de son idole pour emprunter la guitare de son compositeur préféré, avec laquelle il pourra se présenter au concours. Une fois l’instrument en mains, Miguel se met à jouer quelques accords… C’est alors que le monde autour de lui se met à changer : le petit garçon se retrouve transporté au Pays des Morts.

Univers gigantesque bariolé et coloré, peuplé de squelettes et d’animaux imaginaires et tout aussi festif que le monde des vivants; c’est aussi l’endroit où se trouve Ernesto de la Cruz, que Miguel souhaite à tout prix rencontrer pour des raisons que je dois taire sous peine de vous spoiler. Alors que ses ancêtres le poursuivent pour le ramener chez lui, le petit garçon fait la connaissance d’Hector, un squelette à qui personne ne rend hommage en ce jour des morts et qui par conséquent ne peut traverser le pont reliant le monde des défunts à celui des vivants dans le but de rendre visite à sa famille…

Hector passe donc un marché avec Miguel : il l’aidera à approcher Ernesto de la Cruz en échange de la promesse que dès qu’il aura rejoint le monde des vivants, Miguel ira donner une photo d’Hector à un membre de sa famille afin que cette dernière continue de se souvenir de lui. Sans cela, Hector disparaîtra à jamais, car plus aucun vivant n’entretiendra sa mémoire…

 

Avis Coco : Magnifique sur le fond…

 

La véritable force du film est l’émotion qu’il parvient à dégager tout en offrant différents niveaux de lecture au spectateur selon le vécu et/ou la sensibilité de ce dernier. Le lien étroit entre la Vie et la Mort est un des sujets principaux de Coco et la famille également. Non seulement celle qui est vivante et présente au quotidien mais aussi celle qui, de là-haut, veille sur nous. Le thème principal de la première partie du long métrage, qui est le désir de devenir un artiste, devient subtilement secondaire quand l’amour familial inconditionnel prend petit à petit le dessus avec justesse sur tout le reste.

L’autre thématique importante de Coco qui est très bien intégrée au récit est celle de l’oubli. Cet oubli que chaque être humain subit sans le remarquer et qui n’a pas la même signification selon le monde dans lequel on se trouve. Le personnage d’Hector est en cela très touchant car porteur d’un vrai drame : si personne ne se souvient de lui avant la fin du jour des morts alors il tombera définitivement dans les limbes… L’oubli équivaut pour lui à une deuxième mort. Même décédée, une personne demeure en vie tant que son souvenir reste intact et célébré.

La maladie d’Alzheimer est également subtilement évoquée à travers Mamá Coco, l’arrière grand-mère de Miguel. Tout comme la vieillesse, le deuil, le poids des traditions familiales et la nécessite de parfois s’en affranchir pour trouver sa voie; sans forcément tout renier, ce qui n’est pas si simple… Le film amène régulièrement à se poser de nombreuses questions existentielles qui viennent décupler la puissance émotionnelle ressentie. C’est très fort de parvenir à toucher à des choses aussi profondes et complexes tout en proposant un spectacle haut en couleurs et assimilable par tous.

 

Avis Coco : …comme sur la forme

 

La magie du studio d’animation Pixar fait encore une fois des merveilles et propose une véritable féerie visuelle de chaque instant. L’univers est époustouflant, que ce soit dans la petite ville mexicaine imaginaire de Santa Cecilia ou dans le Pays des Morts. Les animateurs maîtrisent et exploitent au maximum les capacités offertes par les images de synthèse. Très sincèrement je ne vois pas ce que l’on pourrait reprocher un seul instant à Coco d’un point de vue formel tant ce dernier est généreux et ravissant…

Certains plans sont hallucinants et donnent envie de faire « pause » pour mieux profiter du moindre petit détail incrusté avec une précision méticuleuse dans l’image. C’est d’un talent inouï, aussi bien du côté de la direction artistique que de celui de la mise en scène; sans oublier le montage millimétré… Je suis très content pour l’obtention du Golden Globe et de l’Oscar du meilleur film d’animation qui sont tous deux amplement mérités.

Très beau travail sur le son également avec de superbes compositions crées pour l’occasion par le musicien américain Michael Giacchino (récompensé pour son travail sur la série Lost ou le long métrage d’animation Là-haut). Coco est parsemé de nombreuses chansons originales dont une assez emblématique, « Remember Me », qu’on entendra tout au long du film dans différentes déclinaisons… La chanson écrite par Kristen Anderson-Lopez et Robert Lopez sera récompensée par le Golden Globe de la meilleure chanson originale. Ma préférence va cependant à « Un poco loco » et « The world es mi familia » interprétées par le jeune Miguel.

 

Avis Coco : Conclusion

 

J’avoue que je me suis fait surprendre par l’émotion engendrée par Coco, qui est assurément l’un des plus beaux films des studios Disney/Pixar.

Une oeuvre d’une richesse thématique et formelle sans précédent, à la narration trépidante et au dosage humour/émotion parfaitement équilibré. Le tout est accompagné d’une maîtrise technique irréprochable et du plus grand respect pour le Mexique et sa culture.

Une réussite de A à Z, servie dans un Blu-Ray cinq étoiles qui fait honneur à la haute définition.

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