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18

Dallas Buyers Club

sur Cinéma Autres films
Les plus
  • Un thème délicat traité de manière pertinente
  • Un casting au top
  • Jared Leto, oscarisé pour ce rôle, et ce n'est pas un hasard
Les moins
  • Hypocondriaques, fuyez !!!
  • Aucun réel défaut
Niveau
20
Coffret Blu Ray Matthew McConaughey 4 films
14.45 € @ Fnac
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Avis :

Un film sur le thème du Sida… Mouais, pas le truc vers lequel je vais me diriger directement, grand hypocondriaque que je peux être par moment. Mais là on parle d’un film Oscarisé, et avec une des coqueluches d’Hollywood (amplement mérité au passage), Matthew Mc Conaughey. Je prends mon courage à deux mains, mon gel hydro-alcoolique, et je lance le film.

 

Une oeuvre à contre courant.

dallas buyers club

Déjà premier constat : on ne tombe pas dans le cliché de la follasse à bretelles qui s’est fait inoculer le virus lors d’une soirée cuir Moustache. Là, c’est même tout l’inverse. On suit les pas de Ron Woodroof, un cowboy texan pur et dur qui a attrapé le virus car trop volage. Il doit ensuite se confronter au regard de ses collègues et amis qui le voient désormais comme un paria, à une époque où Séropositivité rime avec Homosexualité. Et dans le Texas des années 80, autour dire qu’être Gay ne devait pas être toujours une partie de plaisir…(ni aujourd’hui non plus…).

On suit alors un véritable combat entre notre principal protagoniste et l’industrie pharmaceutique. Ron découvre assez rapidement que le séropositif à cette époque est avant tout considéré comme un cobaye, et que de surcroit certains médicaments sont interdits sur le territoire, alors qu’ils sont plus efficaces que d’autres.À partir de cet instant, notre héros décide de monter lui même sa « pharmacie » où il va dispenser des traitements alternatifs qu’il se procure à travers le monde.

 

Brillant. Juste Brillant.

 

Je n’ai rien de plus à dire sur le postulat de départ du film qui nous en apprend plus sur la maladie, mais aussi sur tout le business qui l’entoure. On évite tout discours misérabiliste ici que peut provoquer un tel contexte (et c’est légitime vu la gravité de la chose), et on a à faire à un héros qui se bat contre son destin, mais qui en profite pour se remplir les poches au passage, remettant en cause la déontologie médicale de certains médecins qui prennent ici un véritable savon. Une intelligence dans le traitement de la thématique qui impose clairement le respect. 

Et que dire des rôles secondaires, juste parfaits de justesse. Jennifer Garner affirme toujours cette sensibilité qui la caractérise, malgré sa beauté froide et ravageuse. Elle interprète ici le rôle d’une infirmière qui va s’éprendre du personnage principal, mais dont la maladie est naturellement un frein à quelconque relation charnelle.

Et je ne parle même pas de Jared Leto. Oscar du meilleur second rôle cette année, et c’est mille fois méérits. Il interprète ici un trans-genre avec une justesse bouleversante, sans jamais verser dans le cliché. Il va former un binôme authentique, décalé mais extrêmement touchant avec ce cowboy, qui finit par dépasser ses a priori pour ne voir finalement qu’un être humain dans la même détresse que lui.

 

Dallas Buyers Club fait parti de ces films à voir, à figure dans toutes les bonnes ludothèques. Un jeu d’acteur parfait sert ici une trame narrative brillament menée, et amène le spectateur à se poser des questions sur lui même, sur ses préjugés, et sur la sciété qui l’entoure. Un grand film.

 

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