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Guide d
16

Demolition

sur Cinéma Autres films
Les plus
  • Un thème pas facile à aborder
  • Une réalisation sobre et cohérente
  • Bande sonore de qualité
  • Montage nickel
  • Excellent jeu d'acteur
Les moins
  • Certains y trouveront des longueurs
  • Sa thématique peut choquer
Niveau
23

Avis :

Voilà un film qui m’avait fait de l’oeil lors de sa sortie et que je n’avais pas eu le temps d’aller voir sur Grand écran. Non pas parce que j’en avais lu des critiques élogieuses ni pour sa bande annonce (que je n’ai d’ailleurs jamais regardé), mais par pur fanboyisme -je le concède- pour l’acteur Jake Gyllenhaal pour qui je voue un véritable culte. Tempérons cependant cet élan d’admiration pas toujours bien placé, le gadjo n’ayant pas tourné que dans des chefs d’oeuvres (remember « Le jour d’après », navet Hollywoodien de grand envergure,  quoiqu’avec une final plutôt intéressante).

 

Demolition, c’est avant tout un film qui nous confronte face au tabou imposé par le deuil, et d’une manière à la fois audacieuse et presque déplacée. En effet notre personnage principal, Davis Mitchell (incarné par Gyllenhaal), à tout du jeune cadre dynamique (j’adore cette expression à la con) à qui tout réussi : trader dans une multinationale gérant des millards de dollars (dont le patron n’est autre que son beau-père), beau gosse, riche, et avec une épouse dont la beauté est indéniable. Il vit sa vie de manière très organisée, calibrée, sans dérapages.

Cependant dès le début du film, ce dernier perd dans un accident de voiture sa femme, alors que lui sort indemne du drame. Et c’est là que tout l’intérêt du film se manifeste, lorsqu’à la suite de cet événement le personnage ne semble pas porter les stigmates de quelqu’un qui a perdu l’être aimé. Davis n’arrive même pas à pleurer la mort de sa compagne , et c’est là tout l’intérêt du film.

Il va ainsi chercher à comprendre par tous les moyens la raison pour laquelle cette mort ne l’affecte pas plus que ça, allant jusqu’à développer un T.o.c. lui faisant détruire ou démonter tout les objets qui l’entourent, comme s’il avait besoin de déconstruire son quotidien pour mieux le comprendre.Il va également développer la capacité à dire tout ce qui lui passe par la tête, avec une franchise ouverte et souvent déplacée.

 

Aimait-il réellement la femme avec qui il planifiait sa vie ? Ou était-ce simplement par aisance, par facilité (notamment pécuniaire) ? La connaissait-il vraiment ? 

Il fait également la rencontre d’une jeune femme pareillement déboussolée (incarnée par l’excellente Naomi Watts), créant une affection particulière avec son fils, lesquels vont s’aider mutuellement à se reconstruire après s’être auto-mutilés ou faits démolir.

 

D’un point de vue réalisation c’est également du tout bon, avec derrière la caméra un Jean-Marc Vallée notamment responsable du chef d’oeuvre Dallas Buyers Club il y a 3 ans (et dont je parle ici si cela vous intéresse). Le grain d’image est froid mais juste, les angles de caméra à la fois épuré comme parfois audacieux, le montage son de très bonne qualité (un véritable plus en ce qui me concerne), et on alterne entre situations frigides et pesantes avec des explosions émotives à l’écran.

Un film que je recommande, dont j’applaudis l’audace de la thématique.

 

Laisser un commentaire 2 commentaires
Niveau 245
Héros Légendaire

Ouais vas y sans soucis, ça a été une belle surprise 😉