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13

Get Out

sur Films à l'affiche Cinéma
Les plus
  • Une réalisation parfaite
  • Un montage au poil
  • Un casting judicieux
  • D'une beauté froide immaculée (décors comme costumes)
Les moins
  • Un scénario convenu, qui ne va pas au bout de ses ambitions
  • Des personnages sous exploités
  • Ca fout pas la trouille bon sang !
Niveau
6
Get Out en Blu-Ray
11.98 € @ Amazon
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Avis :

Commençons par le commencement : je n’aime pas les films d’horreur. Non pas que je sois trop effrayé pour les apprécier, mais je n’ai jusqu’aujourd’hui pas eu de films de ce genre qui m’ont marqué de manière indélébile. Seuls Shining et peut être Funny Games ont réussi à m’arracher quelques frissons, mais on s’arrête là de mon coté. Cependant lorsque j’ai vu pour la première fois la bande annonce de « Get out » de Jordan Peele, je dois avouer que ma curiosité a été titillée de plein fouet. D’autant que la campagne de com’ autour du film donnait clairement envie de se frotter à ce thriller psychologico-suprématiste. Alors, gros coup de Hype ou oeuvre à part entière ?

 

Get Out : don’t believe the Hype

Un bref pitch pour résumer le postulat de départ : un jeune couple, dont la fille est typée caucasienne et le garçon afro-américain, sont invités à passer le week-end chez les parents de la belle. Première inquiétude de Chris (interprété par le très prometteur Daniel Kaluuya) : sa copine -nommée Rose- n’a pas signifié à ses parents qu’il était typé black. Pas d’angoisses à avoir selon Rose, ses parents étant tout à fait tolérants. C’est d’ailleurs ce que Chris va remarquer dès son arrivée dans la dite maison, mais cette discrimination positive à laquelle il se confronte semble de plus en plus déplacée…

Je n’irai pas plus loin que là pour éviter tout spoil -le grand mal de ce XXIème siècle- mais sachez que je porte un intérêt tout particulier à la richesse du scénario d’un film. Et c’est sur ce point que le bas blesse dans Get Out. Comprenez par là que le scénario se veut sommaire, qu’il ne développe que trop peu certains personnages ou de manière maladroite, les enfermant dans leur caractères les plus primaires. La mère est une manipulatrice, le père toujours exhubérant, le frère psychotique. Bref, j’ai l’impression de me confronter à un schéma déjà vu et revu dans les films de ce genre, mais sans pour autant qu’il ne propose quoique ce soit d’original, de grinçant ou de remarquable.

À titre de comparaison, j’ai récemment pu jouer à Resident Evil 7 sur PS4 (vous pourrez retrouver mon test à cet endroit), et il propose la même de configuration familiale. Sauf que là, pardonnez moi l’expression, mais j’me suis littéralement chié dessus. Certes l’expérience vidéoludique se veut plus « immersive » dans ce cas précis (et encore j’ai pas joué en VR), mais c’est surtout l’évolution  toujours plus hardcore des personnages cumulé avec un effet de surprise permanent qui m’ont davantage convaincu ici.

 

Car non, Get Out ne m’aura a aucun moment fait frissonner. Le seul personnage qui m’aura mis mal à l’aise restera le personnage de la  gouvernante Georgina. Le reste, aux oubliettes. Le film de Jordan Peele met à ce propos beaucoup de temps avant de se débarrasser de sa 2ème arche narrative pour arriver au Climax, j’entends par là tout la phase d’observation du personnage principal dans son nouveau contexte. On comprend très rapidement le délire de famille raciste, et on s’attarde inutilement sur cet aspect. Bien trop longtemps.

Certain me rétorquerons que l’intérêt du film ne réside pas en une explosion d’hémoglobine finale, davantage une critique générale du racisme positif comme négatif (présent des deux côtés d’ailleurs, le héros n’en étant pas tout à fait exempt). Cependant l’intérêt d’un film d’horreur n’est il pas de susciter en premier lieu des émotions, que ce soit de l’effroi comme de la répulsion ? C’est en tout cas ce que je considère indispensable pour ma part, et ce qui fait clairement défaut à Get Out. C’est sympa à regarder, mais l’histoire ne me laissera pas de souvenir impérissable.

 

 

Get Out : beau à faire froid dans le dos

D’un point de vue cinématographique et purement esthétique, là, rien à redire, j’ai pris une jolie petite claque. D’autant plus que c’est le tout premier film du réalisateur Jordan Peel derrière la caméra. Et pour un coup d’essai, c’est un début plus que prometteur. Le choix des cadres est toujours très judicieux, avec des mouvements lents laissant progressivement découvrir certaines situations et des gros plans fréquents, toujours d’une efficacité à applaudir. Tout est d’une propreté quasi clinique, avec des plans dont la symétrie est parfois subjuguante. Le montage se veut quant à lui tantôt dynamique, tantôt posé mais toujours pertinent rythmiquement parlant. Les décors et les costumes sont quant à eux d’une propreté quasi monomaniaque, rajoutant beaucoup à l’ambiance froidement glauque de ce thriller psychologique.

Le choix d’acteur dans Get Out est également d’une grande justesse, ces derniers collants toujours très bien aux personnages qu’ils incarnent. Mention spéciale au héros incarné par Daniel Kaluuya, dont le regard candide crée un excellent décalage avec l’atmosphère générale. Le personnage de Georgina est également à retenir (la gouvernante de la résidence), cette dernière étant affublée d’une expression faciale figée ainsi que d’une démarche à glacer le sang. Dernier personnage sur lequel je vais m’attarder, celui de la belle-mère qui est judicieusement interprété -quoique sous exploité pour ma part- par l’actrice Catherine Keener, dont je trouve le charisme inébranlable au fil de sa carrière (vous l’aurez déjà peut-être vu dans Into The Wild ou encore 40 ans toujours puceau).

 

J’en conclus donc que Get Out est un film plutôt cool, très accrocheur à la rétine et d’une beauté froide singulière, mais dont le traitement narratif m’a paru bien trop superficiel, au travers d’une histoire on ne peut plus conventionnelle et qui n’a pas eu l’audace de s’assumer jusqu’au bout.

Laisser un commentaire 2 commentaires
Niveau 8
Écuyer

comme je le disais dans le test, RE7 VR va faire beaucoup de mal au cinéma d’horreur! la plupart des films sont fades comparé à l’expérience de Sony…

 

« Dont Believe the Hype, » référence au remix de SURKIN ou pas ?

Niveau 221
Héros Légendaire

Grave, et encore j’ai pas joué à RE7 en VR et j’ai trouvé ça mieux ficelé que le film dont je parle ci-dessus (à part le boss de fin qui m’aura quand même bien fait marrer haha).

Je connais pas le remix de Surkin mais je vais y jeter une oreille, je faisais plutôt référence à Public Enemy 😉

https://www.youtube.com/watch?v=9vQaVIoEjOM

 

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