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18

Winchester 73

sur Classiques Cinéma
Les plus
  • L'originalité du scénario
  • Les thèmes abordés
  • La maestria d'Anthony Mann
  • L'ensemble des interprétations
  • En avance sur son époque
Les moins
  • Le mystère de la relation Lin/Dutch vite dévoilé
Niveau
13
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Avis :

Synopsis : La Winchester modèle 1873 est l’arme qui a conquis l’Ouest des Etats-Unis. Simples cow-boys, conducteurs de diligence, hommes de loi, bandits, éclaireurs indiens ou tireurs d’élite : tous rêvent d’adopter sans réserve cette carabine. L’usine Winchester, qui la fabrique, en distingue de temps en temps une en particulier dont la précision exceptionnelle dépasse celle de toutes les autres. Cette carabine de qualité supérieure est appelée « one of one thousand », « une sur un millier ».

C’est justement l’une d’entre elles qui est l’enjeu du concours de tir organisé à Dodge City pour la commémoration du Jour de l’Indépendance. Lin McAdam (James Stewart), tireur émérite, sort vainqueur mais se fait immédiatement dérober le précieux par son adversaire, un truand dénommé Dutch Henry Brown (Stephen McNally) qui s’empresse de fuir… Alors que la Winchester entreprend sa ronde meurtrière, Lin part à la poursuite de Dutch, bien décidé à régler ses comptes et par la même occasion à récupérer son dû.

 

Avis Winchester 73 : Un classique du western

avis winchester 73

Réalisé en 1950 par Anthony Mann, alors grand habitué du film noir, Winchester 73 marque la première collaboration entre le cinéaste et l’acteur James Stewart dans un genre que les deux hommes allaient transcender. Devenus amis, ils entameront un cycle de cinq westerns ensemble : Winchester 73 suivi de Les affameurs, L’appât, Je suis un aventurier et pour terminer L’homme de la plaine.

Les deux hommes pourront compter sur un scénario brillamment écrit par Borden Chase, un grand connaisseur de l’Ouest qui a signé quelques-unes des oeuvres les plus emblématiques du genre, à commencer par La rivière rouge d’Howard Hawks. Pour Winchester 73, le scénariste propose une trame pour le moins originale et moderne pour l’époque, en nous faisant suivre le parcours de cette fameuse arme, qui passe de main en main jusqu’à ce qu’elle revienne dans celles de son propriétaire légitime.

La quête de vengeance obsessionnelle de Lin McAdam envers Dutch Henry Brown restera le fil conducteur du récit mais chaque changement de propriétaire de l’arme sera également l’occasion d’évoquer la folie de l’Ouest et d’exposer les forces comme les travers de la nature humaine : désir de vengeance, cupidité, quête de pouvoir, lâcheté… Sans oublier la fascination qu’ont certains américains (enfants y compris) pour cet instrument de mort.

 

Avis Winchester 73 : Impeccablement réalisé et solidement interprété

Le film d’Anthony Mann, tourné au format 4/3 (bandes noires sur les côtés) bénéficie d’une très belle photographie en noir et blanc ainsi que d’un montage acéré qui lui confère une durée relativement courte (environ une heure et demie) mais pleinement exploitée. Winchester 73 ne baisse jamais de rythme et gagne en intensité jusqu’à un gunfight final d’anthologie.

La virtuosité de la mise en scène s’exprime de nombreuses fois, notamment lors de l’attaque des indiens sur le convoi de soldats yankees ou encore l’affrontement entre des bandits et les hommes du shérif lancés à leur recherche. Le face-à-face qui oppose Lin et Dutch sur des hauteurs rocheuses est un modèle de gestion de l’espace et d’efficacité avec ces balles qui sifflent et ricochent de tous les côtés.

Comme dans tout bon western qui se respecte, l’étendue aride et sauvage est également magnifiée avec de nombreux mouvements de caméra (travelling latéraux) sur ces paysages rocailleux.

Du côté des interprétations c’est également un sans-faute, le réalisateur étant également un formidable directeur d’acteurs. James Stewart, la tête d’affiche (qui a imposé la présence d’Anthony Mann à la réalisation auprès du studio Universal), est brillant dans le rôle de ce personnage de prime abord assez difficile à cerner. Intelligent et déterminé, c’est un homme au grand coeur, droit dans ses bottes et prêt à tout pour que justice soit faite quitte à la rendre lui-même. Il reflète l’Ouest à lui tout seul.

L’ensemble du casting est excellent : Stephen McNally dans le rôle de Dutch Henry Brown campe un truand tout en ambiguïté, suscitant presque de l’empathie. Shelley Winters, l’un des rares personnages féminins, est remarquable dans la peau de cette chanteuse de saloon. Le sergent du détachement de soldats yankees est très drôle, tout comme High Spade, meilleur ami de Lin. Les « bad guys » ne sont pas en reste avec un Dan Duryea bien flippant en pistolero complètement loco. On croise également deux futurs grandes stars hollywoodiennes : Rock Hudson en chef indien ainsi que Tony Curtis en tunique bleue.

 

Avis Winchester 73 : Conclusion

Le premier western du cycle Anthony Mann/James Stewart marque par son originalité, sa rigueur et son efficacité mais aussi par son côté avant-gardiste, surtout en ce qui concerne les thèmes abordés et les éclairs de violence qui le parsèment.

Doté d’un scénario d’une grande richesse ainsi que d’une mise en scène complètement au service de ce dernier, il bénéficie aussi d’un casting exemplaire et d’interprétations de qualité.

Un grand classique du genre, à la tension constante et devant lequel on ne s’ennuie pas une minute.

 

 

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