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GTA 3 : Souvenirs d’un voyou muet

sur Jeux vidéo Rétro
Les plus
  • Une véritable claque
  • La ville
  • Les doublages
  • L'ambiance
  • Une bande son folle
Les moins
  • Jouabilité douteuse lors des gunfights
  • Beaucoup de quêtes Fedex
Niveau
20

Avis :

 

« On était pas prêt ». Voici la phrase qui ressort chaque fois que l’on parle de Gran Theft Auto 3. Après plusieurs épisodes graphiquement dégueulasses en vue de dessus, DMA Designe entre dans la banque sans faire toc toc toc, et nous livre en Octobre 2001 un jeu qui changera le game à tout jamais.

 

Grand Theft Auto 3
Développé par DMA Design
Sortie en Octobre 2001

Même si les premiers épisodes avaient en lui toute la génétique de GTA (l’histoire de mafieux, les missions, les courses poursuites, les quêtes annexes, les guerres de gang etc), ce premier épisode fut une véritable révolution. Tout d’abord, il s’agissait du premier GTA en 3D, et que ce soit sur PC ou PS2, c’était une claque graphique. Il y avait bien des jeux qui proposaient à l’époque des courses en villes, comme Midtown Madness sur PC ou Driver sur PS1 (que GTA3 parodie dans la mission où il faut tuer un certain Tanner) ; mais ici le fait de pouvoir se balader avec autant de liberté et faire « n’importe quoi ! » fut une

véritable bifle que l’on oublie pas.

 

Les portes du pénitencier

 

L’histoire se déroule dans la fin des 90’s début 2000, dans une ville inspirée de New-York, qui s’appelle déjà ici Liberty City. Vous incarnez un jeune truand trahi par sa petite-amie lors du braquage d’une banque. C’est lors de votre transfert vers le pénitencier que vous parvenez à vous échapper. Seul dans cette ville, il faudra vous battre pour vous faire une place dans le milieu du crime. Le personnage principal, dont le prénom présumé serait Claude, est très en retrait parce qu’il est muet comme une carpe. Bien heureusement, tous les persos rencontrés dans l’aventure sont hauts en couleurs et les dialogues bien écrits. Les inspirations  et clins d’oeil foisonnent et l’on retrouve avec plaisir des classiques du monde du ciné et de la série : Le Parrain, L’Impasse, Les Soprano, Les Affranchis etc… Afin de gravir les échelons, il vous faudra bosser avec la Mafia Italienne, les Yakuzas, le Cartel colombien ou encore un flic ripoux que l’on retrouve dans des toilettes publiques…

En ce qui concerne les missions, j’ai assisté à l’époque à la naissance de ce que l’on appelle aujourd’hui la Quête Fédex : va chercher un truc/mec/ à un point A et livre le au point B. Pour être franc ça passait crème à l’époque tellement j’étais émerveillé mais nostalgie à part, on trouverait l’ensemble assez lassant aujourd’hui. Mais déjà à l’époque, on avait la possibilité de faire les missions comme on le souhaitait. Exemple lors d’une mission d’assassinat, on pouvait  y aller en 4×4 et défoncer la bagnole du mec après une course poursuite de 5 minutes. Ou alors, pour les ingénieurs dans l’âme, on pouvait créer un véritable barrage routier avec plusieurs véhicules et attendre sagement dans un buisson, grenades à la main. Cette liberté était révolutionnaire et on a tous encore en tête un plan machiavélique que l’on avait fièrement mis en place à l’époque.

 

Quand on arrive en ville

 

Liberty City, « imitation » de New-York, était coupée en 3 îles. Contrairement aux GTA d’aujourd’hui, toute la ville n’est pas accessible au début du jeu. C’est seulement en faisant l’Histoire que l’on pourra visiter toute la ville. Il est impossible de rentrer dans les bâtiments, et niveau activité, c’est aussi dynamique que la zone industrielle de Saint-Dizier, petite ville dans le département 52. On pouvait heureusement se détendre avec une jeune prostituée un soir de pluie, mais il s’agissait du seul divertissement possible. Et oui, avant de pouvoir jouer aux fléchettes, au billard ou au bowling, on a dû attendre quelques années… Graphiquement, c’était tout simplement l’hallu totale sur PS2. La taille et les détails de la ville,  les effets de lumières, la météo, c’était à l’époque fabuleux. Sur PC, le jeu bénéficiait d’un rendu HD agréable même si l’optimisation était plus que cahotique. Si on levait les yeux au ciel, on découvrait les joies de la météo dynamique mais comme dans GTAV, aucun cycle dans les saisons, alors que c’était le cas dans le jeu Bully, sorti aussi sur PS2.

En ce qui concerne les véhicules : des voitures bien entendu, des bateaux et un petit avion hyper balaise à piloter, mais avec lequel les meilleurs pilotes pouvaient accéder à une ville fantôme. Aucune moto n’était dispo, à cause d’une difficulté de programmation. Il s’agissait d’ailleurs d’une des nouveautés proposées par l’épisode suivant : Vice City.

Pour augmenter un peu la durée de vie : il y avait 100 paquets cachés partout dans la ville, des cascades (saut parfaits) à effectuer ou encore une liste de véhicules à voler. Toutes ces petites missions annexes, comme les courses de taxi ou d’ambulances, étaient bien entendus obligatoires pour finir le jeu à 100%.

 

 

Push It To The Limit

 

GTA3 fut également l’un des premiers jeux qui méritait un investissement dans des enceintes à 2000 francs. L’ambiance de la ville, les gunfights, les dialogues, tout bénéficiait d’un travail de qualité. Mais c’est bel et bien avec ses radios, que Rockstar a mis tout le monde d’accord. Plusieurs stations, plusieurs ambiances ! encore une fois même si cela parait normal aujourd’hui, c’était la révolution à l’époque. On retrouvait déjà des pubs débilement géniales, des jingles qui tuent et des playlist à tomber ! Dommage que les pubs n’étaient pas traduites en Français, car elles étaient vraiment bien écrites et parodiaient la société américaine avec brio. Mention spéciale à la station Flashback FM, qui proposait une ambiance à la Scarface inoubliable et qui tourne encore aujourd’hui, dans ma (vraie) voiture. Pour les petits veinards qui jouaient sur PC, il était également possible de mettre ses propres MP3 dans le jeu, c’était tout simplement la grosse classe top moumoute.

 

A cette époque on écoutait :

 L’album Discovery de Daft Punk, Mary J Blige « Family Affair », Micheal Jackson « Rock My World » et bien entendu le classique « Près de Moi » de Lorie.

 

Sur PS2, la jouabilité était parfaite en voiture. Chaque véhicule possédait déjà sa propre physique et on prenait à malin plaisir à débouler pleine balle dans Central Park avec un taxi jaune, pour se la jouer Bruce Willis dans le film Die Hard 3. C’était beaucoup moins joyeux en ce qui concerne les gunfights. Clairement, c’était la misère pour viser et il était impossible de se cacher contre un mur comme aujourd’hui. Viser sur PC avec la souris était plus simple et efficace mais il fallait à chaque fois passer sur manette dès que l’on rentrait dans un véhicule, pas forcément pratique.

 

GTA Pas Online

 

Les plus jeunes nous prendront pour des vieux ploucs mais à l’époque on ne jouait pas à GTA Online. Tout d’abord parce que ça n’existait pas, parce que l’on mettait 3 à 4h rien que pour télécharger un mp3… et qu’on s’amusait comme des fous en solo. A noter qu’il était possible par la suite de s’entretuer en réseau sur PC, via un mod créé par une équipe de fans. Cela marchait une fois sur cinq, mais on était heureux.

 

La Conclusion

 

Combien de jeux ont vraiment marqué votre vie de joueur, et pourquoi ? Ce genre de débats que l’on savoure entre gamers en fin de soirée au coin du feu, whisky japonais dans une main, cigare dans l’autre. Gran Theft Auto 3 en fait partie, pas seulement pour sa prouesse technique mais aussi pour son Histoire, son ambiance, sa Liberté et pour toutes ses innombrables qualités et innovations : une bombe dans le monde du jeu vidéo qui a posé les bases de ce que l’on appelle aujourd’hui vulgairement un GTA Like.

 

 

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