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13

Sniper Elite 4

sur Jeux vidéo
Les plus
  • 8 missions principales vastes, variées + 2 missions asymétriques en coop
  • Killcam jouissives.
  • Les temps de chargements courts
  • 15 h pour la campagne principale
  • Le DLC "cible - Führer" : mission à la "Hitman"
Les moins
  • Faible techniquement
  • L'histoire prévisible et paresseuse
  • Que 2 missions en coop asymétriques
  • L'IA des ennemis
  • Le DLC "cible - Führer" à 10 euros.
Niveau
26

Avis :

Sniper Elite 4, sorti le 14 février 2017 sur Xbox One, PS4 et PC. Avis réalisé sur Xbox one. Multijoueur non testé.

La série des Sniper Elite, développée par Rebellion, a su se forger une identité forte grâce à son combo aguicheur et imparable : S’infiltrer/Sniper/Tuer du nazi/Killcam jouissives.

Ce quatrième épisode se déroule en Italie, avant le débarquement des Alliés et le héros Karl Fairburne doit préparer le terrain par des actions de sabotage et de « neutralisation » de cibles clé. Mais, comme d’habitude avec les Sniper Elite, il apprend que les Nazis ont développé une arme susceptible de bouleverser l’avancée des Alliés et même de renverser la tendance : damned, l’aventure prend une autre tournure.

En fait non, les habitués de la série ne seront pas du tout surpris (les armes de destruction massive des nazis étant un gimmick avec les fusées V2 du deuxième épisode et le char Ratte du troisième), les autres ne seront sans doute pas emballés par cette histoire prévisible au possible. Un effort cependant est fait en introduisant dans les prologues de chaque mission des PNJ qui discuteront avec Karl pour lui donner des objectifs secondaires et leur point de vue sur la guerre etc : le tout étant d’étoffer cette histoire qui est sensée bouleverser l’Histoire. Sauf que cela ne prend pas et le souffle épique ne décoiffe jamais le joueur.

La campagne de Sniper Elite 4 propose 8 missions principales qui se démarquent fortement des épisodes précédents : les cartes sont immenses, variées, avec la possibilité de grimper mais aussi de pénétrer dans de nombreux bâtiments, maisons. La verticalité est vraiment l’ajout majeur bienvenu de cet épisode.

L’autre point très satisfaisant est la variété qui s’exprime au sein même d’une mission et plus globalement, chaque mission est visuellement reconnaissable : pas la sensation de refaire la même mission comme dans le troisième opus. Pour compléter chaque chapitre de l’histoire principale, il faut compter 2 heures par carte pour venir à bout des objectifs principaux ainsi que des  secondaires, des défis spécifiques à chaque missions (par exemple : tuer toutes les cibles clé d’une certaine manière ou ne pas utiliser certaines armes) et de nombreux collectibles qui pour la plupart sont des lettres qui nous livrent le quotidien des populations civiles locales ou celui des soldats lambda. Ainsi comptez une quinzaine d’heures pour compléter la campagne en normal.

Niveau armement, Karl peut porter 1 fusil à lunette, une arme secondaire (mitraillette ou pompe) et un pistolet. On retrouve les armes classiques de la seconde guerre mondiale, avec pour chaque type d’arme 6 à 7 choix. Contrairement à Sniper Elite 3 où les améliorations d’armes devaient être récupérées sur des ennemis et se limitaient au fusil à lunette, ici tous les types d’armes peuvent être améliorés sensiblement en complétant des défis d’arme : tuer 50 ennemis d’un tir dans la tête, 100 ennemis en étant couché, etc. Système efficace et moins pénible (plus peur que le corps de l’ennemi disparaisse et de passer du coup à coté de la pièce d’arme).

Même s’il est toujours présent, le coté « pantin » dans les mouvements des personnages se font moins sentir. Manette en main, le plaisir de se faufiler et de sniper du nazi est toujours aussi fun et les killcam quand Karl snipe sont toujours aussi réjouissantes. A noter cependant que l’IA des ennemis est toujours aussi catastrophique : même en difficulté normale, ils mettent parfois des plombes à repérer Karl en plein champ et en plein jour. Embarrassant.

Un autre point noir et même d’incompréhension au niveau de l’ergonomie est le changement d’épaule quand Karl vise. Il faut passer par la roue de l’inventaire et appuyer sur une touche pour changer d’épaule alors que cela devrait être simple et faisable en un instant et surtout au cœur de l’action, sans passer par un menu ! Incroyable et agaçant, surtout quand on sait que par exemple, la pression sur le stick gauche ne sert pas… Enfin, à noter que chaque action permet à Karl d’engranger des points d’expérience afin de monter du niveau 1 à 50. Par tranche de 5 niveaux, vous pouvez choisir une compétence parmi les deux proposées afin d’améliorer le personnage (choix réversibles à tout moment) : augmentation du temps pour viser au sniper, plus de munitions transportées, dégâts des chutes réduits… Ajout anecdotique.

Techniquement, Sniper Elite est faible et se situe dans la moyenne basse des sorties actuelles. Aucun bug majeur n’a été rencontré pendant le jeu, à part une perte de son en fin de mission 8. Un simple rechargement de la partie et le bug était oublié. La faiblesse du titre a néanmoins un coté positif : les temps de chargement sont très réduits !

Avec la possibilité de sauvegarder à tout moment et quand on tente un exploit mais qu’il rate lamentablement, recharger sa partie ne demande qu’une seconde ! Appréciable à l’heure de la surenchère des chargements (Final Fantasy XV, Just Cause 3 pour les traumatismes les plus récents).

En plus du mode principal, il existe un mode coopératif où deux joueurs peuvent collaborer pour remplir deux missions, celles-ci étant différentes de l’histoire principale. L’un des joueurs sera le sniper (il disposera d’un fusil et d’un pistolet) et l’autre, dépourvu de fusil, sera les yeux du premier avec ses jumelles.

Il s’agit d’un mode assez original et plaisant avec un ami qui aurait mérité plus de contenu car au bout des deux missions proposées, on reste sur sa faim. Reste la possibilité de faire la campagne principale en coop où le côté asymétrique disparaît : chacun aura toutes ses facultés pour mettre par terre le Reich. A propos de la campagne jouable à deux, point « importantissime » pour les férus de coopération et contrairement à SE3, les killcam sont disponibles !

L’une des missions les plus intéressantes et originales est le DLC déjà disponible à la sortie « Cible : Führer » où Karl doit assassiner Hitler. Il est possible de le faire de manière très diverses, ce qui donne un coté « Hitman » à cette mission malheureusement hors de prix (10 euros pour 2 heures de jeu) mais par ailleurs fournie dans l’édition limitée (ce fût mon cas, heureusement).

Au niveau du level design, du plaisir de jeu, Sniper Elite 4 fait mieux que ses grands frères mais peine à raconter une histoire vraiment captivante et se borne à faire ce qu’il sait bien faire : sniper du nazi en admirant le spectacle avec la killcam. Il faut bien avouer que sur ce terrain là, il est sacrément bon. Techniquement limité, il compense heureusement par des temps de chargement courts. Sniper Elite est l’archétype du jeu popcorn : c’est sympa, on s’amuse mais on l’oublie très vite. Au final, il s’agit d’un jeu correct dans l’ensemble, sympa à faire seul ou avec un ami, mais qui ne joue pas dans la cour des grands.

NOTA BENE : il existe des modes multijoueurs compétitifs ainsi qu’un mode « horde » non testés ici 😉

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Niveau 48
Légende

Merci Bibi pour cet avis encore très bien écrit !  Clair, net et sans fioriture. Parfait !!! ^^

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