Generic selectors
Exact matches only
Search in title
Search in content
Trololo
Search in pages
Bons plans
Tests
Avis des joueurs
Guide d'achat
18

Hitman : The Complete First Season

sur Jeux vidéo Xbox One
Les plus
  • Les niveaux vastes, variés, avec une forte personnalité.
  • Pour tous, débutants ou habitués.
  • Contenu gigantesque : 6 chapitres, soit 8 missions pour plus de mille défis en tout !
  • Durée de vie (80 heures pour tout faire).
Les moins
  • L'histoire complètement reléguée au fond de l'océan, ce qui peut décevoir une partie des joueurs.
  • L'IA.
Niveau
30

Avis :

Je ne vous ferai pas l’affront de présenter la série Hitman, débutée il y a plus de quinze ans. En effet, au fil de ses aventures, cette série qui met en scène des assassinats perpétrés par l’agent 47 sous les ordres de la mystérieuse agence ICA a propulsé son personnage principal dans l’aristocratie des personnages iconiques du jeu vidéo. Je n’emploie pas le mot de héros.

Hitman-ou-lamour-de-travail-bien-fait.png

L’agent 47 n’est pas un héros. Il n’est ni un méchant ni un gentil. La grande intelligence des développeurs est d’avoir laissé 47 à l’état de coquille semi-vide qui permet au joueur d’y mettre ce qu’il veut, d’agir au cours des missions comme il l’entend, loin des stéréotypes qui imposeraient par exemple à un salaud fini à agir  en sadique.

Ce Hitman se pare du minimum au niveau de l’histoire et de sa mise en scène, avec de petites cinématiques (bien fichues d’ailleurs) au début de chaque chapitre : on suit les débuts de 47 dans l’agence au cours d’un copieux prologue (7/8 heures pour le faire complètement ) puis les déboires de l’agence.

Je n’en dit pas plus car l’histoire tient sur un timbre et c’est tant mieux, la place est laissée à ce qui fait la force de la licence. On se retrouve avec 6 destinations plus ou moins exotiques (Paris et son défilé de mode, Sapienza dans une Italie de carte postale, la foisonnante Marrakech, Bangkok et son hôtel luxueux, Colorado et ses délicieuses milices privées et la glaciale Hokkaido) soit autant de chapitres immenses, sur plusieurs étages ou non, disposant d’une identité visuelle forte.

Les contrats nécessitent d’éliminer plusieurs cibles (jusqu’ à quatre cibles pour le Colorado) auxquels se greffent parfois du piratage de données, du sabotage d’installation etc. Pour y parvenir, libre à vous de bourriner (pas du tout conseillé et punitif, 47 se faisant descendre en quelques tirs) ou la jouer assassin ultime en ne tuant que les cibles sans se faire détecter.

Pour s’infiltrer, l’agent 47 dispose de la panoplie de mouvements classiques pour un jeu d’infiltration : possibilité de se baisser, cover-system, jauge de détection, gadgets et « vision de l’aigle » à la Assassin’s Creed. 47 a également la possibilité de se déguiser pour avoir accès à des zones à accès restreint.

Mais attention, même si l’intelligence artificielle des gardes est limitée, certains gardes signifiés avec un point blanc au dessus de leur tête se méfieront d’un grand chauve patibulaire et donneront l’alerte si vous trainez trop auprès d’eux. J’ai été gentil en parlant d’IA limitée. En fait, l’effet « Clark Kent » marche à plein tube : par exemple, un réceptionniste qui vous aura soupçonné il y a quelques minutes quand vous étiez déguisez en groom ne vous reconnaitra pas quand vous repassez en costume. Quand le joueur en prend conscience, ça brise un peu la magie et on se rappelle que l’on est que dans un jeu d’infiltration.

A l’issue de la mission, votre prestation est notée, comparée avec vos amis et le monde entier, vous poussant  à faire toujours mieux ! En outre, chaque chapitre dispose d’un niveau de maitrise qui fait office de barre d’expérience pour ce niveau en particulier.

En menant à bien votre mission et un validant les très nombreux défis (certains, sadiques, d’autres, destinés aux snipers sans oublier quelques défis délirants), le joueur débloque de nouveaux objets, poisons, armes, déguisements ou points de départ. Autant d’occasions nouvelles d’appréhender la mission et de déverrouiller de nouveaux défis… effet boule de neige assuré. Résultat, comptez une QUINZAINE d’heures par niveau. Autres point capital, la possibilité de sauvegarder à tout moment, ce qui permet les expérimentations les plus géniales ou les tentatives les plus lamentables.

Vu la complexité, l’immensité de chaque chapitre, le joueur a au début la sensation d’être noyé de contraintes, d’être complètement perdu. Mais vite, au détour d’une conversation entendue entre 2 PNJ ou d’un journal trouvé, se débloquent ce que le jeu appelle des « opportunités » (par ailleurs, accessibles dans le menu) qui vous guident dans les grandes étapes d’une façon de tuer votre cibles sans vous prendre complètement par la main. Parfait pour les apprentis tueur à gage.

Pour l’autre versant de joueurs, il est possible de désactiver toutes les aides pour une expérience plus poussée. Chaque chapitre compte au moins une demi douzaine d’opportunités, offrant de très nombreuses façon d’arriver à vos fins. Sans compter les opportunités que vous pouvez vous même mettre en place ; ce qui assure une rejouabilité gigantesque.

En plus de ce mode principal déjà consistant, il existe 3 modes secondaires :

  • Mode contrat : des défis sérieux ou loufoques réalisés par la communauté de joueurs
  • Mode escalade : des missions totalement en marge de l’histoire principale. Chaque escalade a 5 étapes de réalisation. Le premier est simple en général avec 1 cible. Puis on recommence mais avec en plus avec des contraintes de temps, d’armes, de modes d’assassinat (accident, explosion, type d’arme) jusqu’au niveau 5. Dans ce mode, on a vraiment à faire à un puzzle game qui mettra vos nerfs à rude épreuves.
  • Cibles fugitives : des contrats temporaires proposés toutes les 2 semaines, avec une cinématique pour vous mettre dans l’ambiance et vous présenter le cible. Après le délai, la cible disparait pour toujours. Vous mourez pendant la mission, la cible disparait pour toujours. Pas de retour en arrière dès la mort de la cible, si vous ne terminez pas le niveau, c’est fichu pour vous. Mode très bien pensé et très exigeant : un Must.

Et ce n’est pas fini ! En marge des chapitres de Sapienza et de Marrakech, 2 missions supplémentaires ont été ajoutées. Certes, moins fournies en défis et en possibilités, elle permettent néanmoins de se replonger avec bonheur dans ces chapitres avec des cibles inédites.

Coté technique, le jeu est joli et fait le job : malgré parfois le nombre considérable de PNJ (la foule dans les marchés de Marrakech) à l’écran je n’ai rencontré aucun ralentissement sur Xbox One ni crash.

Ce Hitman est une grande réussite, malgré une histoire quasi absente et une I.A. qui ne demande qu’à être exploitée par le joueur. La liberté d’action, les niveaux immenses et dépaysants, le nombre invraisemblables de défis encouragent sans cesse le joueur à tester de nouvelles manières d’arriver à ses fins. Qu’il soit débutant ou chevronné, celui-ci prendra à malin plaisir à remplir les contrats et ce pendant des dizaines et des dizaines d’heures.

Laisser un commentaire 3 commentaires
Niveau 31
Garde Royal

Un Avis constructif et solide! On en re-demande BiBi!

Niveau 48
Légende

Ouaip, bravo pour cet avis, c’est digne d’un test !!!

Niveau 167
Héros Légendaire

merci Sami et l0opiing !

Réagir

Vous devez vous connecter pour réagir.

S'inscrire Se connecter