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16

Resident Evil 7 : Biohazard

sur Jeux vidéo Xbox One
Les plus
  • La Louisiane
  • La famille Baker
  • Un premier run mémorable
  • L'ambiance, direction artistique
Les moins
  • le bestiaire trop limité et redondant
  • Capcom : ses histoires tronquées et les DLC
Niveau
30

Avis :

Resident Evil 7 : Biohazard – Avis réalisé sur Xbox One. Complété à 1000G

 

Resident Evil ou le syndrome Benjamin Button du Jeu Vidéo.

 

Les ancestraux RE (plus de 20 ans, aïe) à la maniabilité rigide, au rythme lent et aux énigmes devenues cultes ont marqué les esprit. En 2005, Capcom avait réussi avec RE4 à renverser la table, poser les jalons du TPS moderne à travers un titre mature, nerveux et intense.

Puis arrive l’âge bête, avec le correct RE5 puis les catastrophes RE6 (marrant au second degré avec ces boss increvables mais surtout agaçants qui vont jusqu’à se transformer en T-REX !), les sans intérêt RE Operation Raccon City et RE Revelations 2…  Resident Débiles… des titres qui conduisent la série à s’auto parodier pour la plus grande déception des amoureux de cette série avec laquelle bon nombre de joueurs ont grandi.

En effet, on connaît tous ces personnages devenus des STARS (hi hi hi) ou encore Umbrella, cette multinationale pharmaceutique maléfique … bref, autant dire que RE7 n’avait absolument pas d’a priori positif de ma part. Mais je suis ravi que Capcom m’aie fait changer d’avis.

 

Voyons maintenant en quoi RE7 parvient à lever la malédiction :

 

  • Exit Raccoon City, bienvenue en Louisiane. On quitte la kitchissime Raccoon City (je dis ça avec affection, j’adore la Cité des ratons laveurs), le théâtre habituel de la série pour ce nouvel environnement, qui dans la culture populaire véhicule des clichés à même d’être exploité par les développeurs pour mettre une sale ambiance : les marais poisseux, des bouseux consanguins biens barrés, de la misère etc. Le décor idéal pour faire flipper. Et autant dire que la direction artistique, les somptueux graphismes, les sons d’ambiance sont au top.
  • Le pitch de départ : Le héros part seul à la recherche de sa femme disparue depuis 3 ans et qui a subitement donné signe de vie et qui l’attend à la ferme de Baker. Point de départ tout simple, efficace et mystérieux pour tenir en haleine le joueur. Des éléments de l’histoire sont également distillés dans des coupures de journaux, lettres etc qui permettent au joueur d’en apprendre un peu plus auprès de ses hôtes…
  • La sympathique famille Baker : ils vont vous traquer, vous trouver et vous tuer.
  • Pas de Coop : le soulagement ! Ouf, pas de coopération avec une IA débile ou de coop en ligne avec un ami : on est seul pour se faire dessus et c’est tant mieux.
  • Vue à la première personne. Changement radical et spectaculaire. On est au près de l’action même pendant les magnifiques cinématiques. Efficace.
  • Les boss fights qui sont un gimmick de la série sont de nouveau de la partie : on affronte la famille Baker dans des combats dantesques.
  • Tous ces éléments permettent un premier run où le joueur flippe quasiment tout du long sans avoir l’impression que le jeu se moque de lui avec des effets faciles pour faire peur (Outlast m’avait exaspéré en ce sens avec sa mise en scène de la peur paresseuse) et cela fait mouche pour une dizaine d’heures.
  • Le mode survie, où les objets clé, armes et consommables sont redisposés, les ennemis bien plus coriaces et les boss fights encore plus intenses. Et les sauvegardes limitées qui requièrent de consommer non pas des tampons encreurs mais des cassettes de répondeurs vous amèneront à faire des choix. Bref, le mode Survie : on souffre, on peste mais on adore.
  • Techniquement abouti : aucun crach, aucun baisse de frame rate, aucun soucis technique ne viennent gâcher notre plaisir de souffrir. Le jeu est correctement doublé en Français.

 

Voyons ensuite les points où RE7 rate le coche :

 

  • Le bestiaire est limité, redondant et assez terne. Le principal point noir. Mais où sont les zombies d’antan ?
  • Capcom ne peut s’empêcher de faire des boss géants. Perso, ça m’agace. Heureusement, il n’y en a que deux.
  • Les zones de repos/sauvegardes sont de véritables oasis : les ennemis n’y entreront JAMAIS… à vous de voir si vous en profiterez…
  • Les salles avant les boss avec des munitions, des soins… du coup on sait que ça va nous tomber dessus.
  • La vilaine sensation que Capcom a laissé des parties de l’histoire dans l’ombre pour nous refourguer des DLC.

 

RE7 est-il un retour au sources ? Non, car il va plus loin que ses ancêtres dans la mise en scène de la peur. Techniquement abouti et solide, on est littéralement plongé dans l’aventure et on prend plaisir à frissonner, à guetter les alentours après que le parquet aie grincé sous les pas de  Baker père… Certes, certains éléments viennent ternir l’ensemble mais je pense que RE7 va marquer son temps. Capcom tient une recette qui fonctionne, et j’espère qu’ils en prendront soin.

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