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Guide d
10

Animal Kingdom saison 1

sur US Séries
Les plus
  • Quelques ambiances réussies
  • Le lieu de tournage dépaysant (Oceanside)
Les moins
  • Scénario décevant
  • Interprétations inégales
  • Personnages caricaturaux
  • Mise en scène impersonnelle
Niveau
17
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Avis :

Synopsis : Suite à l’overdose de sa mère, Joshua Cody, surnommé « J » et âgé de 17 ans va habiter chez sa famille au sud de la Californie. Il rejoint une fratrie baignant dans la criminalité menée d’une main de maître par la matriarche, sa grand-mère Janine, surnommée « Smurf ». La dynastie est composée de ses quatre fils : « Baz » son fils et bras droit adoptif, « Pope », dangereux et dérangé mentalement, Craig, puissant et hyperactif, et Deran, le « bébé » perturbé. Au sein de sa nouvelle famille, J est confronté à plus de danger, de tension et de problèmes qu’il n’en avait jamais connu.

 

Avis Animal Kingdom saison 1 : Adaptation du film du même nom

avis animal kingdom

Diffusée depuis Juin 2016 sur la chaîne de télévision américaine TNT, Animal Kingdom, qui compte maintenant trois saisons diffusées outre-Atlantique à son actif et qui est d’ores et déjà reconduite pour une quatrième, est l’adaptation du film écrit et réalisé par le cinéaste australien David Michôd.

Sorti en France en 2011, ce premier long métrage coup de poing et multi-récompensé s’inspirait de l’histoire vraie d’une famille de criminels de la banlieue de Melbourne. Le film permettait d’observer deux heures durant la désintégration de cette famille dysfonctionnelle, rongée de l’intérieur par la violence et la toxicité sur lesquelles elle reposait.

L’introduction, glaciale, donnait tout de suite le ton : on découvrait un adolescent assis sur un canapé entrain de regarder un jeu télévisé pendant que des ambulanciers constataient le décès de sa mère d’une overdose d’héroïne… Implacable et effroyable du premier au dernier plan, le film de David Michôd avait su réunir tous les ingrédients nécessaires au développement d’une tragédie familiale brutale et sans concession.

L’annonce du développement au format série par Jonathan Lisco (SouthLAnd, Halt and Catch Fire) avait de quoi réjouir les nombreux fans du film, d’autant plus qu’on retrouverait à la production David Michôd ainsi que Warner Bros. Television. La série, située de nos jours en Californie, s’ouvre sur le même plan et point de départ que le film avec l’arrivée de J. dans la famille suite au décès de sa mère.

Cette arrivée inattendue qui bouscule l’ordre établi permet d’introduire les différents personnages : Janine, surnommée « Smurf », dirige la famille avec fermeté. C’est elle qui s’occupe de toute la partie « business » et donne son autorisation pour les braquages à exécuter. Elle entretient des rapports quasi incestueux avec ses fils, qui vivent encore la plupart du temps sous le même toit qu’elle…

Baz, le fils adoptif de Smurf, est le moins allumé de la fratrie. C’est aussi celui qui prépare en amont les coups à venir et sait garder la tête froide quand il le faut sur le terrain. Pope, le fils aîné, vient tout juste de sortir de prison et semble très dérangé mentalement. Craig, le frère cadet, est un petit dealer sans envergure. Quant à Deran, le benjamin de la fratrie, c’est un passionné de surf qui tente de cacher son homosexualité. Joshua, complètement désemparé suite au décès de sa mère, se retrouve alors rapidement impliqué dans l’engrenage criminel de la famille, partagé entre répulsion et loyauté envers les siens…

 

Avis Animal Kingdom saison 1 : Une série qui ne prend pas aux tripes

Premier responsable : le scénario médiocre. Difficile d’en dire plus sans spoiler mais grosso modo on suit la famille dans la préparation et l’exécution d’un braquage (un par saison d’après ce que j’ai cru comprendre). Seulement ça n’a rien de crédible ni de spectaculaire et la menace de la police est même le plus souvent maintenue à distance alors que la pression effectuée par cette dernière dans le film était constante et lourde de conséquences…

Que font nos fistons aux cheveux longs et corps bodybuildés recouverts de tatouages durant leur temps libre ? L’action se situant à Oceanside ils vont tout simplement se confronter aux vagues ou alors sautent en parachute, font des soirées picole et barbecue le torse nu au bord la piscine, se mettent l’équivalent du stock de cocaïne du cartel de Tijuana dans les narines, couchent avec de jolies filles histoire de justifier le quota de scènes de sexe bref vous voyez le topo. Au bout d’une saison de 10 épisodes ça passe encore mais si ça continue bonjour l’ennui !.

Second responsable : l’interprétation inégale. Tout d’abord je tiens à préciser que j’aime énormément Ellen Barkin (découverte dans le polar sulfureux Sea of Love avec Al Pacino) mais il faut reconnaître qu’elle n’arrive malheureusement pas à la cheville de son homologue australienne Jacki Weaver (nommée aux Oscars ainsi qu’aux Golden Globes et multi-récompensée) dans le rôle de Smurf. Ellen Barkin interprète la matriarche de façon plus « sexy » que Jacki Weaver qui choisissait la retenue et la sobriété pour accompagner sourire machiavélique ou regard glaçant. Le personnage perd en subtilité et ambiguïté et souffre forcément de la comparaison…

Le rôle de Joshua « J. » Cody est confié à Finn Cole (aperçu dans Peaky Blinders). On repassera question charisme… L’acteur aux allures de jeune top model ne fait pas grand chose à part sourire bêtement, serrer les dents et bomber le torse. La comparaison avec le talentueux James Frecheville n’est même pas envisageable tant l’écart pèse entre les deux.

Du côté des quatre frangins il y a Shawn Hatosy qui fait tout son possible pour reprendre le flambeau de Ben Mendelsohn mais la chose est loin d’être aisée tant Mendelsohn savait se montrer dérangé et inquiétant avec un naturel déconcertant. Celles et ceux qui ont vu la série Bloodline savent de quoi je parle, il interprétait le vilain petit canard de la famille, « Danny Rayburn ». Les trois autres honnêtement c’est presque inutile que j’en parle tant leurs prestations sont anecdotiques. Celui qui joue le rôle de « Baz » par exemple c’est Scott Speedman (aperçu dans le home invasion The Strangers). Il tente de reprendre le rôle du « meneur » tenu dans le film par Joel Edgerton. Il y a du boulot…

La mise en scène est quant à elle plutôt impersonnelle et formatée. Rien de bien marquant, c’est du aussitôt vu aussitôt oublié, pas de style qui lui est propre ni de prises de risque. On est à des années-lumière des productions récentes comme The Deuce ou The Handmaid’s Tale. Ce n’est probablement pas le même budget accordé cela dit et l’immersion dans Oceanside est plutôt réussie et dépaysante… Vous pouvez voir le générique d’introduction ici si ça vous intéresse.

 

Avis Animal Kingdom saison 1 : Conclusion

Vous l’aurez compris c’est clairement la déception qui prime me concernant. La faiblesse du scénario ainsi que de certaines interprétations ont eu raison de mon enthousiasme.

C’est à se demander le niveau d’implication de David Michôd dans le développement de la série tant l’écart qualitatif pèse entre le film et elle.

Je reste quand même curieux de connaître la suite, d’autant plus qu’elle a été reconduite il y a quelques jours pour une quatrième saison, ce qui me laisse perplexe compte tenu de mon ressenti sur la première…

 

 

 

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