Il plane depuis quelques semaines sur l’actualité Nintendo une rumeur d’une ampleur assez rare : The Legend of Zelda Ocarina of Time Remake serait en développement pour la Switch 2, avec une sortie ciblée pour les fêtes de fin d’année 2026. Et au-delà de ce qu’on sait ou ne sait pas encore sur ce projet, ce qui frappe surtout, c’est à quel point cette annonce potentielle tomberait à pic pour une console qui, à ce stade, cherche encore son grand moment.
Une Switch 2 qui attend son titre de référence
Soyons honnêtes : la Switch 2 est une belle machine, mais elle souffre depuis son lancement d’un mal bien connu dans l’histoire des consoles. Mario Kart World a beau continuer de truster les premières places des ventes physiques, il a laissé pas mal de joueurs sur leur faim à sa sortie. Non pas que le jeu soit mauvais, mais son prix affiché à 79 euros en version dématérialisée a provoqué une levée de boucliers immédiate, d’autant que le contenu proposé au lancement ne semblait pas tout à fait à la hauteur d’une telle étiquette tarifaire. Un départ en fanfare transformé en polémique, c’est rarement l’image qu’on souhaite donner à une console en début de vie.
Donkey Kong Bananza, sorti dans la foulée, a reçu un accueil critique remarquable, et c’est amplement mérité. Mais il faut bien admettre que Donkey Kong, aussi sympathique soit-il, ne possède pas la même force d’attraction commerciale qu’un Mario ou qu’un Zelda. Ce n’est pas le personnage qui fait sortir les gens de chez eux pour acheter une nouvelle console.
La bonne nouvelle de ces derniers mois, elle s’appelle Pokémon Pokopia. Cette exclusivité Switch 2 sortie en mars 2026, qui place le joueur dans la peau d’un Ditto au sein d’un jeu de simulation de vie, s’est imposée comme la belle surprise de ce début d’année, au point de faire grimper les actions Nintendo de 18% en une semaine. Une belle démonstration que la console peut encore créer l’événement. Mais un système seller au sens classique du terme, une de ces exclusivités qui à elle seule justifie l’achat de la machine, on n’en est toujours pas là.
Ocarina of Time Remake : un titre au-dessus de tout soupçon
Ce qui rend ce projet potentiellement redoutable sur le papier, c’est la nature même du jeu concerné. Zelda Ocarina of Time, sorti en 1998 sur Nintendo 64, n’est pas simplement un bon jeu Zelda. C’est une œuvre qui a littéralement redéfini ce que pouvait être un jeu d’aventure en trois dimensions. Régulièrement cité comme l’un des meilleurs jeux vidéo de tous les temps, il bénéficie d’un capital nostalgie et d’un prestige critique que très peu de titres dans l’histoire du médium peuvent revendiquer. Une génération entière de joueurs a grandi avec lui. Une autre l’a découvert à travers la version remasterisée sortie sur 3DS en 2011. Et une troisième attend depuis des années qu’on lui en propose une version à la hauteur de la puissance des machines actuelles.
2026 marque par ailleurs les 40 ans de la franchise Zelda, ce qui confère à ce remake une dimension commémorative qui renforce encore son potentiel symbolique. À noter que si ce projet reste pour l’heure au stade de la rumeur, il en va de même pour le prochain Mario 3D, lui aussi évoqué dans des cercles bien informés mais qui n’aurait pas vocation à sortir avant 2027.
Le vrai enjeu : l’ambition du projet
Là où la question devient vraiment intéressante, c’est dans ce qu’on ignore encore : jusqu’où Nintendo pourrait aller avec ce remake ? S’agirait-il d’une refonte graphique fidèle à l’original, ou d’une réinterprétation plus libre qui prendrait quelques libertés avec la structure du jeu d’origine ? Ces deux approches n’ont absolument pas le même impact. Une reconstruction visuelle soignée suffirait probablement à faire l’effet d’une bombe auprès du grand public. Mais une réinvention plus audacieuse, qui repenserait certains aspects du design tout en préservant l’âme du titre, pourrait devenir quelque chose d’encore plus fort : la preuve que Nintendo est entré dans une nouvelle ère créative avec sa nouvelle génération de consoles, capable de regarder son propre héritage en face pour le sublimer.
Ce serait là un signal bien plus puissant qu’un simple ravalement de façade, et probablement le meilleur argument possible pour convaincre les derniers sceptiques que la Switch 2 mérite vraiment sa place dans le salon (ou en dehors).
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