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Les menus et modes de jeu dans PES 2019 sont-ils importants ?

Voilà une reflexion qui mérite une vraie mise au point. Chez certains joueurs OSEF des menus, ce qui compte c’est seulement le gameplay et uniquement le gameplay. Chez d’autres, et notamment les joueurs solos qui au final voient autant de fois les menus que le terrain à l’heure actuelle dans un PES, c’est capital. Les menus dans PES 2019 sont-ils vraiment importants ? C’est l’occasion de tirer tout ça au clair une bonne fois pour toutes.

 

PES 2019 Menus : c’est de l’expérience utilisateur

 

Pour les joueurs habitués de PES qui ne jurent que par le terrain et le gameplay, il est clair que pour la plupart, le Menu et la navigation sont une cerise sur le gâteau. Habitués depuis des années à une ergonomie aussi utile et punchy qu’un discours de Roger Lemerre , on s’est clairement laissé endormir par quelque chose qui n’était et n’a jamais été normal au final dans un jeu vidéo.

La première impression est capitale pour un nouvel utilisateur de PES. C’est comme dans la vie. Allez passer un entretien d’embauche en pyjama et vous verrez le résultat. Passez devant un restaurant délabré et dites moi si ça vous donne envie de manger à l’intérieur. Lancez un jeu de foot avec un menu incroyablement dégueulasse visuellement, et dites moi si ça vous donne envie d’en voir plus…

Les exemples sont multiples et la première chose que l’on apprends en marketing pour convaincre et vendre un produit, c’est de le mettre sous son meilleur jour. Et dans ce domaine, PES ne s’est pas lavé depuis plus de 10 ans. Autant vous dire que l’odeur fait encore fuir aujourd’hui. Les menus de PES c’est donc oui, de l’expérience utilisateur. Et aussi fans que nous pouvons être du jeu, affirmer que les menus sont acceptables à l’heure d’aujourd’hui où qu’ils représentent un élément secondaire du jeu est une grossière erreur tant l’époque dans laquelle nous vivons a basculé avec l’emergence des réseaux sociaux. Là où il fallait 5 minutes pour convaincre, nous sommes passés à 5 secondes. Et au bout de 5 secondes sur PES, vous verrez une mire de chargement atroce, une image grise, un menu triste. C’est déjà terminé, le nouveau joueur potentiel a déjà fuit. Surtout lorsque les temps de chargement sont omniprésents et qu’ils propulsent littéralement l’utilisateur dans les bras douillets de FIFA. A ce niveau là, PES n’a pas changé d’un iota sans que personne ne s’inquiète ou ne s’étonne.

Comme dirait le professeur Yann Malcom dans Jurassic Park :

Ecoutez, il y a une chose que l’histoire de l’évolution nous a apprise c’est que la vie ne peut pas être contenue, la vie prend le large. La vie conquiert de nouveaux territoires, elle renverse toutes les barrières. C’est parfois pénible, c’est parfois dangereux mais…enfin c’est comme ça.

 

Même son de cloche pour les modes de jeu

 

Que dire sinon de l’abandon total des modes de jeu pour les joueurs historiques de la licence PES ? De mon côté, je m’en fiche car je suis un joueur totalement online et j’ai longtemps lâché le jeu contre l’IA. Mais je ne suis pas développeur et le fait que Konami ait la même attitude que moi dans ce domaine en axant totalement sa communication uniquement sur le très lucratif mode MyClub est un signe total de mépris.

Bien que le jeu solo dans les jeux à vocation multijoueur est en perte de vitesse (il suffit de voir que le prochain Black Ops n’aura même pas de mode solo), je trouve dommage qu’aucun effort ne soit fait dans ce domaine. De son côté et comme toujours, FIFA prends le large, FIFA ne peut pas être contenu, FIFA conquiert de nouveaux territoires, il renverse toutes les barrières…avec son mode aventure agrémenté de la Ligue des Champions, son mode Saison et entraîneur toujours aussi pratique et complet. Bien qu’EA ne soit pas non plus exempt de tout reproche, un minimum est fait chaque année pour le joueur solo là où Konami se contente uniquement de changer les draps.

Comment alors oser s’étonner des différences de ventes monstrueuses qui existent chaque année entre les deux licences. Le budget marketing ne fait pas tout. Comment l’expérience utilisateur, les menus et les modes de jeu pour occuper et amuser le joueur sur et en dehors du terrain virtuel sont tout aussi importants que le gameplay lui même.

 

Quel travail reste-t-il à faire à Konami ?

 

Tout reste à faire. La première étape serait déjà de revoir intégralement toute l’expérience de la navigation sur le jeu. Via les menus, une interface travaillée en termes de design avec de véritables raccourcis pratiques. Un temps d’attente optimisé avant de lancer un match serait également fort appréciable. Devoir attendre parfois 2 minutes que son adversaire termine sa formation relève tout simplement du grand n’importe quoi quand le concurrent vous propose de lancer un match et d’être sur le terrain pour jouer dans les 15 secondes qui suivent.

Présenter son jeu avec des mini jeux tutoriels durant les temps de chargement est également indispensable. Dans FIFA et son gameplay globalement pauvre, ces mini jeux ne servent qu’à faire principalement des grigris ou à s’entraîner sur les frappes. Ces nouveaux tutoriels de PES pourraient permettre de présenter l’immense richesse tactique du jeu en recréant des situations de jeu réelles pour exemples. Après tout, ils ne sont pas partenaires avec le FC Barcelone, Liverpool ou encore Schalke 04 ?

Le chantier est immense mais quelque part c’est ce qui est encourageant pour la suite. Car PES ne dépassera JAMAIS FIFA tant que tout ce travail de fond sur l’expérience utilisateur, l’ambiance, la présentation, les temps de chargements et les modes de jeu SOLO et MULTI dans leur ensemble n’auront été revus de fond en comble, comme pour le gameplay et le moteur de jeu.

Et ça malheureusement, quand on entends l’autosatisfaction des responsables de la communication de Konami (Asim Tanvir) par exemple, ce n’est pas prêt d’arrivé. Tant que l’on continuera de croire qu’il suffit de faire « un peu comme FIFA » ou au pire « au moins aussi bien », ça ne changera pas.

Pour battre le champion, il faut être meilleur que le champion et le surclasser dans TOUS les domaines.

 

Conclusion

 

Le fait que PES n’arrive pas à vraiment revenir dans la course face à son concurrent FIFA s’explique très simplement. L’organisation globale de la société Konami est un véritable frein à l’emergence d’un projet calibré et pensé pour vraiment devenir la nouvelle référence. Les modes de reflexion et d’exécution sont restés les mêmes et n’ont pas évolué, n’ont pas renversé de barrières, n’ont pas fait ce travail « pénible » mais au combien important. Enfin, si, une partie de ce travail  a été réalisé par la société PES Production en charge principalement du gameplay de PES au combien plaisant et plus convaincant que celui de son rival.

Seulement, à l’image d’un Lionel Messi jouant seul contre 11, PES ne pourra jamais revenir dans le match tant que le reste de ses coéquipiers ne seront pas au niveau. Et il est grand temps que ça joue collectif du côté de Konami sous peine de rester en ligue 2 pendant un très, très (trop) long moment encore.

 

 

Crédit Photo:
Par christopherharte [CC BY-SA 2.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)], via Wikimedia Commons
Par mustapha_ennaimi (_Q7Y9994) [CC BY 2.0 (https://creativecommons.org/licenses/by/2.0)], via Wikimedia Commons
Choco
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