Rêver de jeux vidéo, c’est aussi raconter son rapport intime à ce médium. Ce qu’on y cherche, ce qu’on n’y trouve plus, et ce qu’on espère voir renaître. 2026 n’est ici qu’un prétexte, un horizon imaginaire, pour projeter des envies très personnelles, forgées par des années de manette en main, de claques vidéoludiques, mais aussi de désillusions. Rien d’officiel donc, rien de crédible au sens industriel du terme. Juste un Top 3 assumé, classé dans l’ordre décroissant.
3. Le retour d’un vrai jeu de football, tout simplement
Je fais partie de cette génération qui joue aux jeux de foot depuis quasiment toujours. De Kick-Off aux premiers FIFA, mais surtout de la claque monumentale qu’ont été ISS Pro Evolution 1 et 2, puis Pro Evolution Soccer durant son âge d’or. Pendant des années, Konami a incarné une vision du football vidéoludique plus exigeante, plus simulation, plus proche des sensations réelles du ballon.
Puis il y a eu le basculement. La génération Xbox 360 / PlayStation 3 a vu FIFA reprendre le dessus, jusqu’à enterrer complètement PES. Et aujourd’hui, devenu EA Sports FC, je n’y retrouve plus ce qui faisait mon plaisir. Gameplay trop arcade, impression de scripts omniprésents, et surtout une focalisation massive sur Ultimate Team, qui ne m’intéresse absolument pas.
Ce que j’aimerais retrouver, c’est moins de football champagne, moins de spectaculaire artificiel, et plus de réalisme. Un vrai travail sur le toucher de balle, l’orientation du corps, les contrôles imparfaits, les trajectoires imprévisibles. Malgré les tentatives de licences concurrentes comme UFL ou eFootball, encore trop bancales ou trop compromises par leur modèle économique, le vide reste immense.
L’annonce récente d’un partenariat autour de la licence FIFA avec Netflix, orienté mobile, n’a pas de quoi me rassurer pour le moment, faute d’informations certainement.
Plus largement, le football vidéoludique manque cruellement de concurrence sérieuse, pensée par et pour des amateurs du ballon rond. J’aimerais que 2026 soit enfin l’année d’un retour aux fondamentaux, pour tous ceux qui ont connu l’âge d’or de PES et qui attendent encore leur successeur spirituel.
2. Bloodborne 2… ou au moins lui rendre justice
Si je devais désigner un de mes plus gros chocs vidéoludiques, Bloodborne serait dans mon top tiers. Ça a été ma porte d’entrée dans l’univers de From Software, et plus largement dans les Souls-like. Il y a eu pour moi un avant et un après. Une autre manière d’aborder le jeu vidéo, sa difficulté, son rythme, son langage.
Bloodborne reste aujourd’hui encore un des titres les plus marquants de la génération PlayStation 4, autant par sa direction artistique que par son univers gothique oppressant. Et pourtant, techniquement, le jeu accuse son âge. Un framerate daté, des limitations qui contrastent violemment avec les standards actuels.
Alors oui, rêver d’un Bloodborne 2 est presque devenu un fantasme collectif. Mais à défaut, un remaster digne de ce nom, ou même un simple patch d’optimisation, serait déjà une immense victoire. Quand on voit ce qu’un jeu comme Sekiro donne aujourd’hui sur PlayStation 5, difficile de ne pas ressentir une frustration légitime.
Plus largement, ce que j’attends aussi, ce sont des nouvelles claires des futurs projets de From Software. Entre Elden Ring, extension, son multi Nightreign et les annonces plus discrètes autour de la Switch 2 (Duskbloods notamment), le studio reste étonnamment silencieux. Wait and See.
1. Un nouveau Zelda Switch 2 pour donner un supplément d’âme à la console
Tout en haut de ce classement, sans hésitation, un nouveau Zelda Switch 2. Non pas par nostalgie béate, mais parce que Nintendo a toujours bâti ses générations sur des piliers fédérateurs. Et aujourd’hui, malgré la sortie de la nouvelle console en Juin 2025, il manque encore ce jeu étendard. Ce nouvel épisode serait précisément ce titre capable de donner une identité forte et immédiate à la machine.
La première Switch avait frappé un coup historique avec The Legend of Zelda Breath of the Wild, une véritable révolution du monde ouvert. Plus récemment, Zelda Tears of the Kingdom a confirmé cette vision. Alors voir la Switch 2 arriver sans nouvelle itération majeure de Zelda reste extrêmement surprenant.
Les exclusivités existent (comme Donkey Kong Bananza ou Mario Kart World), mais les exclusivités fédératrices manquent. Celles qui définissent une génération, qui donnent une identité claire à une machine. On sait qu’un film live action est en préparation, mais côté jeu vidéo, le silence est total pour l’instant.
Nintendo a historiquement l’habitude de frapper fort lors de ses Nintendo Direct en début d’année. Espérons que 2026 ne dérogera pas à la règle, et qu’on y découvrira enfin ce nouveau Zelda Switch 2, ou pourquoi pas un nouveau Mario de plateforme à la hauteur de leurs glorieux prédécesseurs. Parce qu’au fond, une console Nintendo sans un grand Zelda, c’est une promesse encore incomplète.



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