Critiques de Resident Evil 9 Requiem : meilleur épisode depuis 10 ans ?

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Avec un score Metacritic oscillant entre 88 et 90/100 basé sur environ 70 reviews et un OpenCritic à 90% avec 98% de recommandations, les critiques de Resident Evil 9 Requiem sont formelles : Capcom tient là son épisode original le mieux noté depuis une décennie. Et pourtant, derrière cette pluie d’éloges se cache un paradoxe fascinant. Techniquement solide, artistiquement maîtrisé, salué un peu partout… mais toujours comparé à l’ombre gigantesque de Resident Evil 4 et de son remake. À l’heure où la saga fête ses 30 ans d’existence avec un retour à Raccoon City, une question s’impose à vous : sommes-nous face à l’aboutissement d’une formule parfaitement rodée ou à un best of nostalgique qui préfère assurer ses arrières plutôt que tout bouleverser ?

 

Les chiffres parlent : un succès critique difficile à contester

Critiques de Resident Evil 9 Requiem screenshot 2

Commençons par les faits, les vrais. 88 à 90 sur Metacritic, 90% sur OpenCritic, près de 70 critiques recensées. À l’heure où les notes s’effritent facilement à la moindre polémique technique, ces scores positionnent immédiatement Resident Evil 9 Requiem dans le haut du panier des survival horror modernes.

Plus intéressant encore : il s’agit du meilleur score obtenu par un Resident Evil non-remake depuis dix ans. Il dépasse ainsi Resident Evil 7 Biohazard et Resident Evil Village, pourtant considérés comme des renaissances réussies de la licence. Ce simple constat suffit à comprendre pourquoi les critiques de Resident Evil 9 Requiem ont pris une telle ampleur ces derniers jours.

Plusieurs médias majeurs ont salué l’équilibre du titre. IGN évoque une fusion réussie entre deux approches du survival horror. PC Gamer dépasse les 90/100. Certains sites vont jusqu’à attribuer la note maximale. Même les rédactions traditionnellement plus mesurées parlent d’un retour solide et maîtrisé.

Et ce qui frappe dans l’ensemble des retours, c’est la cohérence : on ne parle pas d’un jeu polémique ou clivant. On parle d’un jeu qui fait consensus sur sa qualité d’exécution. Dans une industrie où les lancements AAA ressemblent parfois à des parcours d’obstacles techniques, ce simple fait mérite d’être souligné. Mais comme souvent avec Resident Evil, la question ne se limite pas aux chiffres.

 

Retour à Raccoon City : la nostalgie comme moteur créatif

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Revenir à Raccoon City, ce n’est pas anodin. Pour beaucoup d’entre vous, c’est une madeleine vidéoludique. C’est la ville des premiers frissons, des couloirs oppressants, des cartouches de pistolet comptées comme si vous étiez dans une partie tendue de Resident Evil 2 sur PlayStation.

Resident Evil 9 Requiem exploite pleinement cette charge émotionnelle. La direction artistique et le sound design sont régulièrement décrits comme remarquables. La ville retrouve une identité forte, moderne, sans trahir son ADN. Et cela fonctionne. Les critiques de Resident Evil 9 Requiem saluent presque unanimement cette capacité à célébrer l’héritage sans sombrer dans la simple redite.

La dualité des personnages jouables renforce cette volonté de synthèse. Grace en vue première personne, héritière directe de l’approche instaurée par RE7, incarne l’horreur intime et oppressante. Leon en vue troisième personne prolonge l’héritage plus orienté action popularisé par RE4. Cette cohabitation de deux visions du survival horror est sans doute l’une des idées les plus fortes du jeu.

Ce mélange ne sort pas de nulle part. Capcom a déjà prouvé sa capacité à moderniser ses classiques, notamment avec le remake de Resident Evil 2 qui avait redéfini les standards du genre. Ici, le studio semble avoir décidé d’unir les deux écoles plutôt que de choisir un camp.

Le système de craft lié au sang infecté, régulièrement mentionné comme une mécanique intéressante, s’inscrit dans cette logique. Il rappelle l’importance historique de la gestion des ressources, pilier fondamental de la série. On ne révolutionne pas la formule, mais on la polit avec soin. Et c’est peut-être là que se niche le cœur du débat.

 

Quand la maîtrise frôle le conservatisme

Grace screenshot 3

 

Si les notes sont élevées, certaines critiques pointent une réserve : Resident Evil 9 Requiem excelle dans l’exécution, mais prend peu de risques. Capcom affine sa formule, sélectionne les meilleures idées des épisodes précédents et les assemble avec précision. Le résultat est solide, cohérent, efficace. Mais est-ce suffisant pour un épisode anniversaire ?

Après tout, la saga a déjà su se réinventer. Resident Evil 7 avait totalement bouleversé la perspective en adoptant la vue subjective. À l’époque, le pari était audacieux. Ici, le sentiment général est différent. On a parfois l’impression que le studio joue une partition connue, mais parfaitement maîtrisée.

La structure même du jeu nourrit cette impression : une première moitié axée sur l’horreur pure, puis une bascule plus marquée vers l’action. Certains y voient un équilibre brillant. D’autres parlent d’une juxtaposition plus que d’une véritable fusion. Les critiques de Resident Evil 9 Requiem reflètent cette ambivalence : admiration technique, mais interrogation créative.

Il faut reconnaître une chose : un best of, par définition, rassure. Il compile ce qui fonctionne. Il évite les ruptures brutales. Et dans une industrie où le moindre faux pas peut coûter des millions, cette prudence n’est pas illogique.

Mais pour une licence qui fête trois décennies, certains attendaient peut-être un électrochoc comparable à celui qu’avait provoqué Resident Evil 4 en son temps.

 

Le poids des remakes et l’étrange hiérarchie critique

resident evil 2 remake demo

 

La mention récurrente meilleur épisode depuis dix ans pour un non-remake est révélatrice. Elle introduit une hiérarchie implicite : les remakes seraient devenus l’étalon-or de la franchise.

Pourquoi ? Parce qu’ils combinent une base narrative déjà éprouvée avec une modernisation technique ambitieuse. Ils bénéficient d’une structure validée par l’histoire tout en corrigeant les défauts d’époque. Un confort que n’a pas un épisode inédit.

Resident Evil 9 Requiem doit prouver sa valeur sans ce filet de sécurité, même s’il revient à Raccoon City. C’est là tout le paradoxe : il utilise la nostalgie, mais il reste un épisode original. Et cette nuance explique en partie pourquoi les comparaisons sont si nombreuses.

Les critiques de Resident Evil 9 Requiem soulignent d’ailleurs cette tension permanente entre hommage et innovation. Certains y voient un équilibre réussi. D’autres estiment que Capcom aurait pu aller plus loin, notamment dans la fusion réelle des deux styles de gameplay.

Cela dit, il est important de rester mesuré. Le jeu ne donne pas l’impression d’être paresseux. Il donne l’impression d’être sûr de lui. Et ce n’est pas exactement la même chose.

 

Excellence technique ou audace créative : que recherchez-vous vraiment ?

critiques de resident evil 9 requiem grace screen

Au fond, la vraie question n’est pas de savoir si Resident Evil 9 Requiem est un bon jeu. Les chiffres, la cohérence des retours et l’enthousiasme général suffisent à répondre par l’affirmative. La question est plus personnelle. Qu’attendez-vous d’un Resident Evil en 2026 ?

Si vous souhaitez une célébration experte de trente ans de survival horror, un condensé des meilleures idées de la série, un retour maîtrisé à Raccoon City avec une dualité de gameplay bien pensée, alors ce neuvième épisode coche beaucoup de cases. Vous trouverez toutes les offres dans les différentes éditions et plateforme dans notre article récapitulatif.

Si en revanche vous espériez une rupture aussi marquante que celle de Resident Evil 4 en 2005 ou de Resident Evil 7 à sa sortie, il est possible que vous ressentiez une légère frustration malgré la qualité évidente du produit.

Et c’est précisément cette dualité qui rend les critiques de Resident Evil 9 Requiem si intéressantes à analyser. Elles ne décrivent pas un échec, loin de là. Elles décrivent un jeu techniquement abouti, artistiquement cohérent, mais positionné à la frontière entre hommage et innovation.

Pour ma part, je ne peux m’empêcher de voir dans cet épisode une forme de synthèse intelligente. Un peu comme lorsque l’on rejoue à un classique en version modernisée : on connaît les codes, mais on apprécie la finesse d’exécution. Ce n’est pas la claque imprévisible. C’est la maîtrise totale. Resident Evil 9 Requiem s’impose donc comme le meilleur épisode original de la franchise depuis dix ans, sans pour autant renverser la table. Et peut-être que, parfois, savoir ne pas tout casser est aussi une preuve de maturité.

La nostalgie peut être un piège. Ici, elle semble surtout avoir servi de boussole. Reste à savoir si, pour vous, cela suffit.

 

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