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Sekiro Shadows Die Twice est-il vraiment si difficile ?

Oui, je suis encore en train de jouer à Sekiro avant de commencer à rédiger mon test et je dois vous avouer que je ne sais pas trop quoi (encore) penser du jeu. Si le titre arrive bien à nous plonger dans l’ambiance de son univers comme dans un Dark Souls ou un Bloodborne, sa difficulté qui a suscité pas mal de débats ces derniers temps pose donc plusieurs interrogations; Sekiro Shadows Die Twice est-il vraiment si difficile ? La réponse est oui. Est-il trop difficile ? C’est une autre histoire. 

 

Du Die and Retry sur fond de narration

 

Le principal soucis que peut présenter Sekiro contrairement aux Souls reste sa narration. Le jeu est nettement plus bavard qu’un Dark Souls ou un Bloodborne. Il y a donc chez certains joueurs un intérêt pour l’histoire, une envie de connaître la suite de ce qui nous est raconté à l’écran. Il est donc logique donc de voir la difficulté comme un énorme obstacle dans la progression du soft. Et ce, même si la mort fait partie intégrante de l’intrigue.

En revanche, si l’on se concentre surtout sur la partie gameplay du soft, la difficulté est surtout vue comme un challenge, c’est en tout cas la manière que je le conçois à chaque fois une production de From Software. Un jeu qui nous lance un défi avec des règles difficiles, mais juste. J’ai moi même pesté contre la difficulté clairement excessive de certains boss dans le jeu mais j’ai par la suite réfléchit 5 minutes : et si je n’avais tout simplement pas le niveau manette en mains ? Et si le fait de nous donner la possibilité de ressusciter dans le jeu implique forcément des conséquences ? Il est logique que les boss du jeu aient aussi plusieurs vies. On va dire que ces conclusions sont difficiles à accepter quand les combats du jeu ne laissent pas la place à la moindre erreur et que l’on se mets alors à pester clairement derrière son écran.

Je pense également que la difficulté de Sekiro est aussi une réponse aux quelques critiques qu’avait pu recevoir Dark Souls 3 à sa sortie. L’opus est réputé comme étant l’épisode le moins difficile de la trilogie (je ne suis pas forcément d’accord sur ce point) et il ne serait pas étonnant alors que Miyazaki ait aussi voulu « soigné » sa réputation de producteur de jeux hardcore. Sekiro est l’évolution logique de toutes les bonnes idées de Bloodborne qui incluait déjà des notions d’agressivité et de prises de risques, avec tout de même, une certaine retenue.

Cette fois-ci, Sekiro vous plonge dans le grand bain et beaucoup de joueurs ont donc perdu pied. Ce retour aux sources au final d’un jeu plus frustrant (coucou Demon’s Soul) est un vrai bol d’air frais à mes yeux dans l’univers du jeu vidéo. La richesse du gameplay est présente, la difficulté au rendez-vous, la direction artistique fantastique. Il manque seulement de la patience et de l’entraînement pour devenir un véritable Shinobi manette en mains. Et contrairement à Dark Souls, la sélection est ici plus rugueuse.

 

Vers un mode facile pour le jeu ?

 

Pour répondre à la « polémique » qui a circulé autour d’un mode facile sur le jeu, je soulignerai seulement qu’il s’agit d’une bonne idée…qui ne s’applique pas ici. Je veux bien comprendre que l’on veut rendre accessible à tous les jeux vidéo (avec une option de bouton en une touche). Seulement, pour être raccord avec l’univers, le scénario de Sekiro, cela aurait demandé beaucoup de travail aux équipes afin de rendre un jeu difficile, même en appuyant sur un seul bouton. Je pense donc que l’idée est à creuser, clairement. Mais il y a une différence entre rendre accessible un jeu vidéo à toutes les personnes (dont les personnes en situation de handicap), et rendre uniquement facile un titre qui se caractérise et se construit autour de la notion de souffrance et de difficulté. Et je suis persuadé que les personnes en situation de handicap aimeraient beaucoup jouer à Sekiro avec un gameplay accessible (une ou deux touche) mais tout en gardant la notion de challenge et de mort dans le jeu.

Bref, casualisation d’un titre clairement réservé à des joueurs qui aiment les challenges manettes en mains et accessibilité de ce challenge à tous sont deux choses totalement différentes.

 

Conclusion 

 

Sekiro est clairement plus difficile que Dark Souls et Bloodborne à mes yeux. Je le classerai au niveau de Nioh personnellement. Le titre est exigeant, et beaucoup de joueurs n’aimeront tout simplement pas cette difficulté et voudront jouer sans prise de tête. Le titre peut apparaître comme étant trop difficile par moments mais uniquement parce le joueur aura perdu de vue le contexte dans lequel il évolue. C’est en tout cas mon point de vue et je vous en parlerai davantage dans mon test à venir probablement courant de semaine prochaine.

Car oui, je souffre pour finir le jeu. Je souffre, mais j’assume le fait de mettre lancer ce challenge 😉

 

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Choco
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