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Test PES 2020 : 23 minutes pour vivre

Et voilà nous y sommes. L’heure du test annuel du nouveau PES. L’heure à laquelle les tomates vont fuser tout comme les accusations de complot internationaux maçonniques et vampiriques. Cette année, le chèque d’Electronic Arts fut très généreux pour ce test de eFootball PES 2020. La note baisse car oui, beaucoup de points noirs demeurent encore sur le titre de Konami et ce, malgré un gameplay absolument exceptionnel.

 

PES 2020 : le gameplay et les graphismes

Si vous suivez la franchise PES, vous savez sans aucun doute qu’il y a bien un domaine dans lequel le titre de Konami ne cesse de nous surprendre : le gameplay. Ce PES 2020 ne déroge pas à la règle. Alors que je pensais vraiment que le gameplay pouvait désormais peu évolué, voici que les équipes de PES Productions ont remis en avant les meilleures qualités de PES 2011 et PES 2014 : la passe manuelle et l’inertie.

Pour la première qualité, la passe manuelle (qui se déclenche avec la touche L2 en cours de jeu, peu importe son niveau d’assistance), vous permets de transpercer les défenses à condition de faire preuve d’un véritable touché au niveau du pad. La grosse force de PES 2011 est donc de retour sur ce PES 2020 et il faudra bien entendu du temps aux joueurs avant de maîtriser cette arme dévastatrice.

La seconde qualité, l’inertie, permets des comportements des joueurs bien plus réalistes autour du ballon. Le poids est là et il est vraiment très difficile de sortir des très grosses accélérations si on oublie de feinter son vis à vis. Intervient alors le dribble en finesse qui avec la touche R2 vous permets de donner des fausses pistes à vos adversaires avant de déclencher une tentative de débordement. Bref, ce PES 2020 transpire vraiment le football et me fait tout simplement pensé à la version de PES 2018 testée au Stade de France il y a 2 ans. De l’exigence, de la difficulté, de la simulation, et un mode FUMA aux petits oignons au passage.

 

eFootball PES 2020 propose du vrai football, celui qui demande de l’entraînement et propose une véritable marge de progression tout au long de la saison. La physique de balle absolument incroyable vous demandera d’être attentif sur vos contrôles et sur les effets du cuir à tous les instants de la partie. Quand le tout est accompagné par les plus beaux graphismes dans l’histoire de la licence, on ne peut que comparer ce eFootball PES 2020 avec le trailer qui avait été dévoilé sur PES 2014 à l’époque. Oui, ils ont enfin réussi à proposer leur vision du football que peu de personnes avaient alors compris à l’époque (en raison d’une sortie en kit et d’un jeu vraiment beaucoup trop buggué à l’époque).

La relation entre le ballon et les joueurs sont deux entités quasiment différentes. S’en suit des situations certes, parfois surprenantes avec un ballon qui épouse des trajectoires vraiment multiples, mais je ne peux que vous inviter à regarder un véritable match de football avant de lancer un match sur ce eFootball PES 2020. Le football est cruel, ne laisse aucune chance et peu de place à l’erreur. Savoir bien lire et anticiper le jeu pour aussi limiter les éventuelles erreurs individuelles de ses joueurs est indispensable sur cet opus. Ce petit plus permets à tous les joueurs de profiter d’une chance si l’adversaire joue de manière peu attentive et tente des combinaisons en boucle ou presse comme un dingue tout le long du match.

Et si vous observez bien le trailer ci-dessous (qui a donc presque 6 ans maintenant), on voit donc que les équipes de Konami ont clairement poursuivi dans la voie de PES 2014 pour atteindre avec PES 2020 un jeu vraiment très réaliste.

 

 

Cependant, si je suis un très grand fan de ce gameplay que je qualifierai de vraiment exceptionnel pour le moment, certains défauts viennent encore parfois gâcher l’expérience de jeu. Je pense notamment au système de collision qui aurait bien besoin d’optimisation ou encore de la réaction (par moments) de certains joueurs parfois trop attentistes. Rien de dramatique comme sur PES 2014 mais je pense qu’un patch dans ces deux domaines ne serait pas de trop pour vraiment proposer la meilleure expérience possible.

Concernant les passes, je ne pourrais que vous conseiller d’augmenter l’assistance dans le jeu si vous avez vraiment du mal avec l’assistance niveau 1 et surtout de prendre en compte la vitesse du ballon et le comportement du joueur au moment de la passe (la touche R2 avec le stick gauche orienté dans la direction que l’on souhaite permets de mieux contrôler le ballon). L’orientation du stick est d’ailleurs plus manuelle cette année (et ce n’est pas pour me déplaire). Et n’oubliez pas, la véritable passe dévastatrice s’effectue très souvent avec la touche L2. Prenez le temps de vous entraîner avec ces passes que vous verrez en jauge orange. Vous franchirez alors clairement un cap dans la maîtrise et circulation du ballon sur ce PES 2020.

Le côté tranchant de ce choix des développeurs fait que ce PES ne fait pas dans la demi-mesure. Soit on aime et on adhère, soit on déteste et on fuit.

 

PES 2020 : contenu et modes de jeux

 

Clairement, cette année, Konami a fait un effort pour les joueurs solos. Alors que cela faisait des années que je n’avais pas lancé une Master League, me voici de nouveau plongé dans le célèbre mode de jeu de la franchise grâce à une navigation plus intuitive et un marché des transferts nettement plus réaliste…Plusieurs bonnes idées viennent accompagner cette Master League édition 2020 et si l’on regrettera clairement l’absence de doublage ou la possibilité de modéliser son entraîneur, l’immersion est un peu plus présente, surtout après avoir installé un patch pour les licences (comme chaque année, je vous conseille celui de CYPES, toujours très très très bon).

La progression et les matchs face à l’IA sont donc cette année plaisants. Même si le niveau Légende n’est clairement pas à mettre dans toutes les mains. L’IA en Légende sera sans pitié et n’hésitera pas également à faire preuve d’anti jeux en bétonnant à 11 en défense et en faisant circuler la balle pour gagner du temps ou pourrir le jeu. C’est réaliste oui, mais mon dieu que c’est agaçant. Pour profiter d’une expérience plus intéressante, je conseille donc le niveau SuperStar qui propose un minimum de challenge sans non plus être trop difficile.

 

 

Côté licences, et même si l’existence de patchs vient résoudre pas mal de soucis, il faut souligner l’effort de Konami qui retrouve la Juventus de Turin (en exclusivité) mais aussi le Bayern Munich et Manchester United. Des partenariats de choix qui montrent quand même, que l’éditeur a écouté une majorité des joueurs se plaignant malheureusement du peu de grosses licences disponibles sur PES.

Enfin, avant de parler des choses qui fâchent et détruisent littéralement cette belle expérience PES 2020, sachez que MyClub n’a pas vraiment évolué (à part avec un nouveau menu pour le listing de vos effectifs que vous voyez plus haut). C’est toujours autant un pay-to-win avec un seul objectif : vous faire dépenser de l’argent dans les pièces myClub. Plus que jamais, ce mode de jeu pose un véritable problème d’équilibre entre le joueur qui ne paye pas un rond, et celui qui investit un minimum (10 euros on va dire). Et c’est bien fort dommage surtout quand on compare ce pauvre mode de jeu à la Ligue des Masters Solo qui aurait très bien pu inclure une dimension Online.

 

 

Je veux dire jouer contre d’autres équipes et tenter de négocier des transferts entre joueurs basés sur les montants réels, ça ne serait pas plus intéressant par hasard ? Devoir maîtriser son budget comme dans la réalité et bien gérer son effectif pour éviter les blessures, la fatigue…Sans oublier des bonus financiers comme enchaîner les victoires (ce qui augmenterait par exemple les revenus Sponsors et Billetterie…). Bon je vais m’arrêter là, apparement, on préfère tirer des joueurs au sort et se retrouver dans des styles de jeu stéréotypés à mort.

Malgré le peu de nouveauté dans le mode MyClub, je tenais à souligner l’arrivée de MatchDay. Des défis quotidiens dans lesquels le joueur est amené à choisir un camp (avec des équipes précises) pour affronter un autre camp (avec des équipes précises). Les supporters de l’OM pourront affronter par exemple pendant une période donnée les supporters du PSG. Au bout : des points rapportés pour son camp avec le meilleur joueur sélectionné pour la finale qui elle est diffusée à la fin de la compétition. Une bien belle idée qui malheureusement trouve sa limite dans les horaires de jeu proposées par l’éditeur : 17h-20h. Bah oui attendez, y’a toujours un MAIS chez Konami vous croyez quoi.

Tous les papas / maman ou autre personnes qui bossent parfois dans ces horaires ne pourront donc pas profiter des récompenses qu’il est possible de débloquer dans ce mode (GP, pièces myClub, agents recruteurs pour myClub…). En espérant que l’équipe de développement qui a ouvert un facebook spécial je chiale parce que j’arrive pas à faire 3 passes dans le jeu, aura comme retour cette problématique de plage horaire (pourquoi ne pas ouvrir un autre créneau ?).

Du beau made in Konami mais passons surtout à la liste des aberrations que l’on peut trouver sur PES 2020 et qui viennent, comme dit plus haut, gâcher une très grande partie de l’expérience malheureusement.

 

PES 2020 : liste des aberrations (non exhaustive)

 

Bon, là, je ne sais vraiment pas par quoi commencer. Si. Commençons par le commencement. Je vais vous parler de la jaquette de PES 2020. Car cette jaquette, à elle seule, résume absolument tous les maux de la franchise. Analysons là.

 

Le bordel.

C’est le bordel. Tout est résumé sur cette image absolument dégueulasse. Le stagiaire de Konami qui a découvert Photoshop et ses effets gratuits. Il n’a même pas pris le pack payant. La jaquette, si je ne connais pas le jeu, je ne la touche même pas et je détourne le regard. C’est dire si à première vue le jeu est déjà repoussant mais ce n’est pas fini.

Une fois la galette insérée, place au menu principal…

 

Entre les traductions, la disposition, le choix des icônes et l’ergonomie de navigation, je pense très sincèrement que la moitié des personnes qui voulaient peut être tester la démo rage quitent (pluriel de Rage Quit) à ce moment là. Où est le respect ?  Attention, je ne parle pas simplement de « design » mais bien de l’expérience utilisateur en elle même digne de Windows 95. Vous ne voyez pas de quoi je parle ? Voici deux exemples concrets parmi encore une fois, une liste qui pourrait me prendre au bas mot un mois à dresser tant les problèmes sont nombreux.

J’ai tenté de jouer hier soir 4 matchs solo en myClub. Sur ces 4 matchs solo je suis tombé sur 4 adversaires qui aimaient vraiment prendre leur temps dans les menus. Résultats :

  • 1 minute 30 secondes à attendre avant le lancement d’un match, c’est l’équivalent du générique de la saison 2 de l’Attaque des Titans

 

  • 1 minute 20 secondes à attendre à la mi-temps du match, c’est l’équivalent du générique de Death Note Saison 1

 

 

  • 2 minutes d’attente en plein match, c’est l’équivalent du générique de Game of Thrones

 

Total : 4 minutes 50 par matchs à ne rien faire si ce n’est regarder mon écran et / ou mon téléphone portable. Ou ces génériques.

4 matchs joués.

4 x 4 minutes = 16 minutes

4 x 50 secondes = 3 minutes 20

Total : 19 minutes, j’arrondis, à patienter sans ne rien faire.

Sans compter (ce n’est pas fini), le temps d’attente pour la recherche d’un adversaire.

Dans ce domaine, comptez environ 1 minute au bas mot si vous avez de la chance. 4 matchs x 1 minute = 4 minutes à regarder les mouches voler.

Temps d’attente TOTAL POTENTIEL, recherche comprise, pour 4 matchs pour PES : 23 minutes

VINGT-TROIS

PUTAIN

DE

MINUTES.

C’est presque l’équivalent d’un épisode de One Punch Man

Deux matchs de 10 minutes qui partent en fumée par heure. Si on joue en moyenne 2 heures par jour, cela donne 4 matchs aux chiottes par jour.

Si vous comptez jouer 10 mois à PES 2020 (jusqu’en juin 2020), cela donne 120 matchs par mois. A la fin de la saison, 1200 matchs auront potentiellement été gâchés en « attente » derrière son écran. Voilà pour vous faire une idée grossière de la chose sachant que j’ai mis 2 heures de jeu par jour en moyenne.

 

 

 

Deuxième aberration qui vraiment vient ruiner toute l’expérience en coopération du jeu : les IA.

Sachez messieurs dames, que sur PES 2020, vous pouvez jouer en coopération avec vos amis contre un seul joueur en ligne…accompagné d’IA. Fun n’est-ce pas ? Imaginez une partie sur Battlefield ou Call of Duty où le joueur en face serait seul avec 2 IA. C’est si amusant. QUI. MAIS QUI CHEZ KONAMI. A eu l’idée de lever la main pour proposer cette idée de merde. Désolé mais là la patience à vraiment des limites et il faut appeler un chat, un chat. Ceci. Est une idée de merde. Fin du débat. Mais je crois comprendre pourquoi nous croisons beaucoup de joueurs avec des IA en réseaux, vous allez voir, c’est lamentable.

Konami a eu l’idée d’offrir 50 pièces myClub à quiquonque lancerait un match amical en coopération, qu’il soit seul ou avec ses potes. Sachant que les pièces myClub sont aussi rares qu’une bonne idée de Konami en communication, autant vous dire que TOUT LE MONDE qui joue à PES lance un match en coopération avec des IA pour gratter ces pièces. Et ce, TOUTE l’ANNEE. Nous nous retrouvons donc avec un PES 2020 en coopération où vous pouvez enchaîner 4 matchs (plus haut) avec les temps d’attente associés hein (n’oubliez pas, 23 minutes pour vivre). Et cela m’est arrivé avec le youtuber ID Kun. Nous avons tenté 5 matchs en coopération. Sur les 5 matchs, nous avons joué contre 3 IA et seulement 2 joueurs humains. Avec au total plus de vingt minutes donc passées à attendre sans ne rien faire hormis insulter le développeur de Konami qui a codé cette connerie sans nom.

Et voilà mesdames et messieurs, il serait vraiment facile de continuer la liste des aberrations (je vous épargne le mode « NON » pour déclencher le mode « FUMA » dans le jeu ou encore les 25 pistes SEULEMENT de musiques pour l’année) mais je pense que ces deux exemples, combinés à des serveurs en mousse provoquant une latence parfois insupportable, suffisent à vous montrer que oui, l’expérience utilisateur et online de PES 2020 est à la rue, pour ne rien changer.

 

Conclusion : 23 minutes pour vivre

 

eFootball PES 2020 est un très bon PES offline. Malgré les aberrations citées plus haut, Konami a su élever encore une fois son niveau de jeu dans son domaine de prédilection. Mais à l’instar d’un très bon élève en maths qui ramène chaque trimestre un meilleur bulletin dans sa matière préférée, on aimerait que l’éditeur nippon progresse ENFIN sur le contenu, l’expérience utilisateur off et online ainsi que l’immersion et le design. Mais pour ça, il faut convaincre des japonais très (trop) fier de leur produit pour changer quoique ce soit.

Et je vous l’annonce d’ores et déjà ici. Rien ne changera pour PES 2021 dans ce domaine tant que des équipes européennes ne s’attaqueront pas à ce problème de manière sérieuse. Le chantier qui semble important, est en réalité titanesque, colossal. Car Konami n’a même pas conscience de ces énormes problèmes qui font fuir, années après années, des joueurs. Et à juste titre bon sang. Car 23 minutes de vie gâchées par soirée, c’est quand même un scandale sans nom…mais aussi une sacré preuve d’amour de la part des fans de la licence.

15
Test PES 2020 : 23 minutes pour vivre
Les plus
  • Le Gameplay sur le terrain
  • La physique de balle
  • Un mode FUMA exceptionnel
  • Les animations
  • Graphismes et modélisations
  • La Master League plus intuitive
  • L'IA en solo plus "humaine"
  • La coopération offline
  • MatchDay, une bonne idée
  • Des efforts de licence
Les moins
  • Online à la rue
  • Des bugs de collisions à corriger
  • Réactions des joueurs parfois étranges
  • MyClub toujours aussi pourri
  • Les horaires de MatchDay
  • Expérience utilisateur catastrophique
  • L'IA en coop toujours présente
  • Des menus réalisés sur Paint
  • Les traductions sans respect
  • Tuto et entraînement inexistants
Graphismes 17
Gameplay 19
Son 9
Durée de vie 13
Rapport qualité/prix 16
Choco
Rédacteur
Suivre sur :
Qu'on apporte du bois et de l'huile ! Denethor, fils d'Ecthelion

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