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Test de Metal Gear Survive : mais pourquoi ?

Ah… l’annonce de Metal Gear Survive en 2016, ou le paradigme du bad buzz.  Ou comment gifler les amoureux d’une licence avec laquelle 99,99 % des joueurs ont grandi (bon, j’exagère à peu). Tout de même, Konami avait fait fort ces dernières années : après avoir viré Hideo Kojima et bâclé/sacrifié l’acte II de Metal Gear Solid V, l’éditeur avait eu la brillante idée d’annoncer un nouveau jeu estampillé Metal Gear. Ce spin-off, axé sur la coopération, la survie et les zombies avait été plus que moqué à son annonce. Mais pas seulement. Une phase de bêta ridicule (car incompréhensible et extrêmement difficile) a même eu lieu peu avant sa sortie et a achevé de décourager les optimistes. Mais je suis un homme de défi et j’accepte de faire fi de tous mes a priori autour de ce jeu et vous livre mon verdict dans ce test de Metal Gear Survive.

 

 

Test de Metal Gear Survive : J’ai toujours été nul en Dité…

 

METAL GEAR SURVIVE – tiens, le comité d’accueil.

 

L’histoire de Metal Gear Survive se déroule après la destruction de la Mother Base de Big Boss par la XOF (bon, là les néophytes sont déjà perdus). Le mercenaire que le joueur contrôle, un ancien à la solde de Big Boss, se retrouve téléporté dans une dimension parallèle, Dité. Ce monde, qui ressemble fortement à la Terre, a été dévasté par les Errants (des zombies qui ont tous la même maman tellement ils se ressemblent tous). Et de surcroît couverts de cendres mais j’y reviendrai plus tard, pour ce qui est une des rares bonnes idées du soft. Bon, l’avantage d’un monde parallèle, c’est de permettre aux développeurs de recycler sans vergogne des cartes de MGS V the Phantom Pain et d’y faire n’importe quoi. Pourquoi pas. Mais le ton donné à l’histoire est très sérieux, pompeux et premier degré. Dans ce cas, encore faut-il raconter quelque chose, donner une carotte au joueur car là en 25 heures de jeu, je n’ai quasiment pas avancé d’un iota dans l’histoire. J’ai vite déchanté.

 

Test de Metal Gear Survive : on fait quoi maintenant ?

 

METAL GEAR SURVIVE – La création de l’avatar.

 

Première chose à faire au cours du prologue : créer son personnage. Les options sont plutôt limitées en termes de coiffures, couleurs de cheveux ou cicatrices. Mais elles sont plus complètes pour les traits du visage. Ensuite, votre avatar échoue non loin de la Mother Base, version Dité. Aussi dévastée que ce monde, elle n’offre que peu de réconfort. Néanmoins, elle dispose d’une IA (bipolaire d’ailleurs, ça aurait pu être l’objet de dialogues bien plus inspirés et drôles… mais non) qui servira de centre névralgique et tactique à la base.

Bien vite, la course contre la faim et la soif commence. Et on s’aperçoit très vite que l’aspect survie est très poussé. La faim conditionne la vie maximale quand la soif, elle, détermine l’endurance. Mais ce n’est pas tout, à l’instar de MGS III, vous pouvez être blessé, lacéré, fracturé, empoisonné, infecté… Et contrairement à d’autres jeux où une simple herbe verte suffit à tout guérir, ici, il faudra utiliser le bon remède. Sous peine de saigner à mort dans les cas les plus extrêmes ou de vomir après avoir bu de l’eau croupie.

L’état de santé peut être suivi facilement avec les indications autour des hanches du personnage. Choix assez peu judicieux je trouve. C’est certes rapide d’accès à l’information, mais cela nuit à lisibilité de l’action et à l’immersion.

 

Test de Metal Gear Survive : Un gameplay Solid

 

METAL GEAR SURVIVE – L’affichage des infos essentielles n’est pas très pratique .

 

Ce TPS reprend le gameplay de MGS V The Phantom Pain et va même plus loin. En plus de l’infiltration, de l’exploration et du combat, il faudra crafter, crafter et crafter. Crafter ses armes, ses repas, son eau claire (à moins que vomir soit votre truc), ses vêtements/protections et enfin des bâtiments.

L’infiltration et le combat, directement issus du V, sont toujours aussi plaisants et convaincants. L’exploration de Dité et le crochetage de caisses permettra de trouver des ressources ainsi que des plans et recettes. C’est dans les cendres, sorte de brouillard toxique que se trouveront les objets les plus précieux et rares. Pour s’y rendre, une bouteille à oxygène est indispensable, et son utilisation limitée dans le temps. Chaque expédition dans les cendres est un régal dans les premières heures. Elle revêt les atours d’une course contre-la-montre, stressante et dans l’inconnu. En effet, si dans les zones claires la carte est accessible à tout moment, elle ne l’est plus dans les cendres et on perd assez vite ses repères. Heureusement, on peut fabriquer des piquets équipés de lampe pour jouer les petits poucets. Cela m’a rappelé the Thing de J. Caprenter, où les survivants plantent des piquets pour pouvoir se déplacer dans leur base, en pleine tempête polaire.

 

Test de Metal Gear Survive : A quoi bon survivre ?

 

METAL GEAR SURVIVE – quelques éléments de RPG qui ne sauvent pas grand chose.

 

Fort de ce gameplay riche, les premières heures sont plaisantes et on ne les voit pas passer. Mais le jeu tourne assez vite en boucles lassantes : missions de récolte, missions de sauvetage de pnj pour garnir/améliorer la base, activation d’un téléporteur… Le tout sans vraiment faire avancer le scénario ni véritablement bâtir une base digne de ce nom. En 25 heures de jeu, la mienne reste un terrain vague, avec 2/3 tentes, une rangée d’atelier et une marmite… avec quelques pnj sauvés qui ont l’air de s’amuser autant que le joueur. Ou de ne pas savoir non plus ce qu’ils font là…

Pourtant, les développeurs ont essayé la carotte du level up. En effet, votre personnage peut monter en niveau et acquérir de nouvelles compétences ! Mais ces éléments de RPG ne suffisent pas à maintenir un semblant d’intérêt. Sans parler du fait que bien sûr, votre personnage est censé être un mercenaire de l’armée personnelle de Big Boss, donc a priori une machine de guerre… mais qu’il débarque dans ce monde avec une endurance lamentable et une force dérisoire.

 

Test de Metal Gear Survive : Ouais mais faut payer en fait…

 

METAL GEAR SURVIVE – oui, faut payer en vrai pour avoir des troupes dispo dans un monde parallèle d’un monde fictif. INCEPTION !

 

Ah mais il fallait le dire, Konami ! Mais bien sûr, pour achever le tout, on peut payer avec du vrai argent pour aller plus vite dans un monde parallèle d’un monde fictif. INCEPTION !

Ainsi, on peut « s’offrir » des boosts d’Xp, des caisses de matériaux aléatoires (mmmhhh, la bonne odeur de loot boxes) etc… Mais ce n’est pas tout, non ! Konami a sans doute réuni tout un tas de génies pour nous pondre des emplacements de sauvegardes à débloquer pour 10 euros. En effet, par défaut, un seul emplacement pour un personnage est disponible. Mais entre nous, qui irait recréer un personnage pour ce jeu ? Il faut même passer à la caisse pour débloquer des emplacements supplémentaires pour les équipes de récupération de ressources… ou comment finir de dégouter le joueur qui essayait de s’accrocher… en tout cas c’est là que je me suis arrêté. Fatigué, choqué et déçu.

 

Test de Metal Gear Survive : Le multi sauve la mise ?

 

METAL GEAR SURVIVE – toute la tristesse de la recherche en multijoueur, quand tu cherches 15 min pour jouer en coop…

 

 

Ben, je ne sais pas. Le jeu offre la possibilité de faire la campagne à deux. Mais je n’ai pas pu tester. Aucun ami n’a été assez maso pour se lancer dans ce jeu. MGS permettrait (notez le conditionnel) également de faire des missions de récupération avec des joueurs du monde entier. Mais après plusieurs tentatives (15 minutes de recherche à chaque fois), personne avec qui jouer… j’ai lâché l’affaire.

 

Test de Metal Gear Survive : pas à la hauteur non plus techniquement

 

METAL GEAR SURVIVE – Les cendres offrent des premières heures de jeu vraiment sympa…

 

MGS est optimisé pour la Xbox One X. Et effectivement, aucune baisse de framerate constatée dans un jeu qui tourne de manière très fluide. Bon heureusement, car graphiquement, le soft est assez pauvre. Le niveau de détail dans les bâtiments est décevant et limité. Et il faut aimer le gris… Reste les expéditions dans les cendres qui cachent assez bien la misère.

Les compositions musicales sont archi convenues et sont à des années lumières de celles des vrais Metal Gear. Le bruitage quand on ramasse des objets est très vite agaçant. Je pense que c’est le même que dans MGS V où l’action de récolte d’objets reste assez anecdotique, donc ça passe. Mais dans Metal Gear Survive, on passe son temps à ramasser tout un tas de saloperies et le bip en devient insupportable…

Enfin, sachez que le jeu est sous titré en français, seules les langues audio japonaises et anglaises sont disponibles.

 

 

Test de Metal Gear Survive : Conclusion

 

Metal Gear Survive est un accident industriel. Même en occultant son patronyme trop lourd à porter, il est raté. Pourtant, les premières heures sont agréables, avec un gameplay solide et riche. Techniquement en deçà des productions actuelles, on s’amuse brièvement dans ce mélange d’infiltration/survie/action/craft/tower defense. Mais le jeu tourne très vite en rond et à vide, sans maintenir un quelconque intérêt. Il pousse même le vice à inciter à payer pour des fonctionnalités qui devraient aller de soi quand on achète un jeu. Avec son multijoueur déjà déserté, il est à éviter. Surtout qu’en termes de survie en coop face à des zombies, State of Decay 2 arrive fin 2018.

8
Test de Metal Gear Survive : mais pourquoi ?
Les plus
  • Le gameplay issu de MGS V
  • L’aspect Survie
  • Les phases dans les cendres au début...
  • Pas 356 fois Hideo Kojima dans le générique^^
Les moins
  • Où est l’intérêt à la survie ?
  • Où est le scénario ?
  • Répétitif jusqu'à l'ennui
  • Les micro transactions pour tout et n'importe quoi
  • Techniquement faiblard.
Graphismes 10
Gameplay 15
Son 10
Durée de vie 8
Rapport qualité/prix 8
Bibi
Rédacteur
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