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Test de Metro Exodus – spassiba 4A Games

Avec ce troisième épisode de Metro, 4A Games fait le pari de l’ouverture pour conclure les aventures d’Artyum. Tout en essayant de garder l’ADN de sa série. Alors pari réussi ? Un grand Oui. Et je vous propose de découvrir pourquoi dans mon test de Metro Exodus.

Jeu testé en version commerciale, sur Xbox One X. Complété en Normal en 30h.

 

Test de Metro Exodus – You’ll never Stalk alone

 

Metro Exodus – la beauté froide de la Russie au petit matin

 

Et si nous n’étions pas seuls ? Et si d’autres humains avaient survécu à l’enfer nucléaire, aux radiations, aux famines, à la maladie ? Voilà les questions folles qui taraudent Artyum. Après un bref prologue, le voilà embarqué avec sa fine équipe sur l’Aurora, le train qui l’accompagnera tout du long de sa folle fuite en avant. Exit donc le métro moscovite, Metro Exodus est un road trip ferroviaire et désespéré à travers la mère patrie. Chaque destination sera un niveau à compléter, faisant un peu plus la part belle à l’exploration. Alors certes, on retrouve encore des niveaux linéaires à la Metro 2033 ou Last Light mais plus seulement. En effet, grosse nouveauté dans cet épisode, 4A Games propose ici un monde semi-ouvert avec plusieurs grands niveaux à explorer. Marécage, désert, forêt sauvage, complexes soviétiques, rien ne nous sera épargné. Sans compter les populations locales d’humains, de mutants et de monstres. Et comme dans The Walking Dead, Artyum aura droit à son lot de salauds, de bonnes âmes ou simplement de pauvres hères, cherchant simplement à survivre.

Explorer cette Russie délabrée, rouillée jusqu’à l’os, poisseuse est un régal. Et cela m’a rappelé S.T.A.L.K.E.R., où le joueur est livré à lui-même dans le no man’s land de Tchernobyl. C’est parfaitement la sensation que procure Metro Exodus dans les niveaux ouverts. Malgré l’équipage de l’Aurora, Artyum est seul. Seul à se débattre désespérément face à la mort invisible (les radiations), les mutants, les humains, un équipement parfois capricieux et le manque de munitions. Car même en normal, il faudra lutter  une trentaine d’heures pour boucler le jeu.

 

Test de Metro Exodus – Artyum le dauphin

 

Le joueur reprend les commandes d’Artyum dans ce FPS mêlant action, infiltration et désormais exploration. Et malheureusement, comme dans les précédents, le héros nous livre ses pensées pendant les (très longs) temps de chargement mais reste tristement muet in-game. S’en suivent des dialogues foireux où l’interlocuteur semble deviner les tenants et les aboutissants de la mission d’Artyum, alors qu’ils viennent parfois de se rencontrer. On dirait un épisode de Flipper le dauphin… « Comment Flipper !? Mr Stevenson est coincé avec son bateau sur l’îlot rocheux au sud-est, il s’est réfugié dans une grotte sous-marine et n’a plus que 17 minutes d’oxygène ?! Vite, allons le sauver ! » Ce genre de passage qui fait sortir du jeu. Mais Metro Exodus se rattrape tout de même très largement par ailleurs.

En effet, l’ambiance est une réussite magistrale. Les installations soviétiques rouillées sont plus vraies que nature, et les explorer relève du pur plaisir quasi-archéologique qui donne parfois des frissons. Et même laisse assez admiratifs devant le bricolage génial et permanent de la part des survivants. « Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se bricole » disait (à peu près) le camarade Lavoisier. Les paysages laissent parfois pantois de beauté macabre, quand des carcasses de l’ancien monde baignent minablement dans l’eau croupie. Et que dire de l’urgence ressentie quand le compteur Geiger s’affole et qu’il rappelle, s’il le fallait que la mort invisible rôde. C’est simple, on a vraiment l’impression d’être seul face à la « nature ». Une nature dévastée par la bêtise humaine, une nature qui semble reprendre le dessus quand les humains surnagent péniblement.

 

Test de Metro Exodus – Artyum le spartiate

 

Artyum est muet, certes, mais reste un membre éminent des Spartiates. Sorte de force spéciale, cet ordre essaie tant bien que mal d’empêcher le Metro moscovite de s’entre-tuer. Sans trop de succès d’ailleurs au regard des événements de Metro 2033 et Last Light. Mais passons. Il peut porter 3 armes en même temps, classique, mais grosse nouveauté, il a surtout désormais accès à un sac à dos servant littéralement d’atelier portable. En cours d’exploration ou sur les cadavres ennemis, Artyum ramassera de nouveaux mods pour ces armes. Et grâce à son sac, il pourra les appliquer directement sur son propre équipement ! Et même fabriquer des kits de soins, des cartouches de masque à gaz et quelques types de munitions. Mais attention, sans mettre pour autant le jeu en pause… alors il ne faudra pas se précipiter dès le premier chargeur étendu ramassé.

Par ailleurs, Artyum pourra utiliser de vrais ateliers au cours de son périple. Ceux-ci permettront de fabriquer toute sorte de munitions, d’améliorer ses gadgets et de nettoyer ses armes. Car une arme encrassée s’enraye facilement et oblige Artyum à la débloquer manuellement avant de pouvoir tirer à nouveau. Angoisse assurée face à une horde de mutants. Surtout que l’arsenal parait vraiment russe-tique de prime abord, fait de bric et de broc. Ce n’est pas faux. Mais grâce aux mods et à ses fouilles, Artyum aura accès à ce qui se fait de mieux en terme d’ingénierie russe pré-apocalypse, enfin… accès au meilleur de ce qui reste, pour des affrontements à l’image du jeu : âpres.

 

Test de Metro Exodus – Bons baisers de Russie

 

De toute manière, le gameplay ne laisse pas de répits au joueur et peut paraitre trop pointu aux profanes. Perso j’adore. Vous êtes perdu ? Artyum sort sa carte, à la lueur de son briquet, sans que le jeu se mette en pause. Votre torche n’a plus d’énergie ? Il faudra utiliser la célèbre et géniale dynamo d’Artyum pour la recharger quelques précieuses minutes. Pas de soin automatique non plus, il faudra s’injecter des doses flippantes (Artyum pousse un cri de douleurs lors de l’injection) de médicament. Et il faudra prendre un soin extrême du masque à gaz d’Artyum, sous peine de s’étouffer dans les zones les plus polluées de Russie. Si les munitions de grade militaire faisaient office de monnaie d’échange dans le métro, Metro Exodus ne dispose pas d’un tel système. Seul le craft ou la fouille minutieuse permettront de rester à flot. Artyum est seul encore une fois.

 

La direction artistique soviético-post apocalyptique est magnifiée par des graphismes de très haute volée sur Xbox One X. Les effets de lumières sont à couper le souffle et la pluie a rarement été aussi bien retranscrite.  Le coût d’une technique aussi aboutie ? Des temps de chargements interminables quand on lance un niveau. Le jeu dispose évidement d’une sauvegarde automatique mais, exploration oblige, une sauvegarde manuelle est heureusement proposée. Un autre point à souligner est l’IA désastreuse des ennemis. Un effet secondaire des radiations ? Ou plus sérieusement un problème récurrent dans l’industrie  du jeu vidéo… Coté bonne surprise, ce 3ème Metro dispose d’un doublage VF de très bonne qualité, enfin à la hauteur. Un plaisir de surprendre des bavardages de ci de là qui renseignent sur la vie en dehors de Moscou ou à bord du train. Pour finir, de trop nombreux crashs surviennent encore en cours de jeu, obligeant un reboot du jeu et surtout le joueur à sortir de ses aventures tellement immersives.

 

Conclusion

De points noirs, Metro Exodus n’en est pas exempts. Mais les temps de chargements infects, les crashs, l’I.A. de poulpe mutant ne parviennent pas à gâcher l’expérience unique que propose ce Metro. Haletant, rude, âpre, exigeant, sans concession, ce road trip tient en haleine le joueur pendant une trentaine d’heure pour un premier run.  Pour un jeu qui dispose de deux fins, la durée de vie est une belle surprise. Plus j’y pense, plus je me dis que Metro est la version, la vision russe de Fallout. Le pendant américain fait écho des années 50 joyeuses, indolentes et naïvement optimistes vis-à-vis de la science pour aboutir à un monde post apocalyptique très fun à jouer. Metro nous renvoie en pleine face un monde rongé par les radiations, par le mépris et la folie. Sorti de ces considérations, Metro Exodus est une belle conclusion à la trilogie et un must have pour les amoureux de FPS exigeants, de mondes post apocalyptiques cohérents et cruels. Une seule envie : s’y replonger. Mais n’oubliez pas, Geiger sera votre seul ami.

18
Test de Metro Exodus – spassiba 4A Games
Les plus
  • L'ambiance soviético-post apocalyptique
  • Un gameplay jusqu'au boutiste
  • Magnifiquement rouillé et poisseux...
  • Un doublage VF de qualité...
  • Une belle conclusion à la trilogie
  • Durée de vie conséquente
  • L'ouverture, l'exploration
  • Expérience unique en son genre
  • Une seule envie : y retourner
Les moins
  • Des temps de chargements infects
  • L'I.A des ennemis
  • ... mais de trop nombreux crashs
  • ... mais un Artyum muet in-game
Graphismes 18
Gameplay 18
Son 18
Durée de vie 18
Rapport qualité/prix 18
Bibi
Rédacteur
Suivre sur :
Je ne suis pas fou, ce sont les autres qui ne le sont pas assez

Meilleur bon plan

Derniers commentaires

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Niveau 48
Légende

Gg pour le test.

Ce jeu est vraiment bon, hormis le fait qu’il me file la gerbe.

Je suis trop sensible au manque de fluidité du jeu lors des transitions de mouvements avec ce flou en arrière plan bien trop prononcé.

Vivement une maj, je croise les doigts.

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