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Test Deathloop : une histoire sans lendemain

Test Deathloop : une histoire sans lendemain

Depuis quelques années déjà, les développeurs Français d’Arkane Studios ont su obtenir une réputation d’efficacité synonyme de grands jeux. En effet, il suffit de citer la série des Dishonored ou encore Prey, pour se rendre compte de la grande qualité du studio. Revenant sur le devant de la scène avec un titre en exclusivité temporaire sur une PS5 en mal de titre next gen, le studio Lyonnais nous invite à vivre l’expérience de la boucle temporelle dans leurs genres de prédilection : le FPS. Test Deathloop PS5 réalisé à partir d’une version commerciale.

 

 

Test Deathloop : Pourquoi faire simple quand on peux faire compliqué ?

 

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Manque plus que mon pote Gino et c’est parfait.

 

S’il est une évidence chez Arkane, c’est que plus leurs jeux évoluent, plus leurs accès se complexifient, parfois jusqu’à la lassitude. Leurs titres sont souvent dotés d’une introduction à l’univers du jeu un peu trop longue à mon goût et prennent le risque de perdre des joueurs en route.

C’est ce qui a failli se passer avec Deathloop. Il faut jouer un nombre d’heures assez important avant d’arriver à effleurer le potentiel du titre. Alors si les étapes imposées dans le scénario sont obligatoires pour poser les bases du soft, je trouve qu’elles auraient gagné en dynamisme soit en concentrant toutes les actions sur une période de jeu plus courte, soit en les distillant sur le parcours du joueur lors d’une première découverte du soft. Bref, il ya quelque chose de bancal à ce niveau, que l’on peut aussi retrouver dans un titre comme Prey, là où Dishonored s’en sortait beaucoup mieux.

 

Test Deathloop : c’est l’histoire d’un mec…

 

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Un Colt, ça se prépare.

 

Le joueur incarne Colt, un type un peu paumé, à la mémoire qui flanche et se réveillant seul sur le sable, les pieds (presque) dans l’eau. À vous de découvrir, le pourquoi du comment de toute cette histoire, guidé par des écrits flottant dans les airs n’ayant, au premier abord, aucun sens pour le héros.

En fait, et pour faire simple, vous voici bloqué dans une boucle temporelle qui constitue une journée complète durant laquelle votre objectif final est de tuer 8 cibles importantes, disposées dans des lieux et des temporalités différentes, afin de briser cette boucle et libérer notre héros. Bien sûr, à tout protagoniste s’ajoute forcément un antagoniste. Ici, elle se nomme Julianna et la miss souhaite juste conserver cette boucle sans fin.

S’ensuit alors un jeu du chat et de la souris, ponctué par des interactions sonores assez drôles entre les deux héros. Oui, il est aussi possible d’incarner la belle, afin de venir « embêter » les parties de vos amis ou de parfaits inconnus. Un mode « troll » assez drôle, qui saura ravir les plus facétieux d’entre nous…

 

Test Deathloop : Armons nous les uns les autres

 

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Flingues & magie. La recette selon Arkane.

 

Il va de soi que pour réussir la mission, obtenir des flingues ne sera pas de trop. Mais n’oublions pas qui a créé le jeu et il est simple de faire un parallèle avec Dishonored. Trop simple même. À l’image d’Ubisoft, le roi du recyclage vidéoludique, Arkane Studio nous fait le coup de nous proposer à nouveau le même type d’artefact « magique », justifié par un scénario solide, mais peu subtil. Au cours de ses différentes pérégrinations, le joueur va pouvoir se constituer, non sans mal, tout un arsenal nécessaire à son but ultime.

On retrouve ainsi, et pour ne citer qu’eux, le pouvoir de téléportation ou encore l’invisibilité temporaire. Effectivement, la combinaison de tous ces éléments laisse au joueur le soin de planifier sa danse macabre avec soin et cela renforce le dynamisme de l’action. Cependant, une impression de « déjà-vu » sonne le glas de la découverte, avec le sentiment d’évoluer dans un add-on moderne du titre le plus connu de la société.

 

Test Deathloop : Brise la boucle ou protège là

 

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Le nouveau visage du troll

 

Comme mentionné précédemment, il est tout à fait possible d’incarner Julianna pour des sessions d’envahissement de parties adverses. Cette feature bienvenue a plus de profondeur qu’un simple ajout de remplissage. Il est tout à fait possible de prendre plaisir un certain temps dans ce mode. Comme pour Colt, vous allez pouvoir upgrader votre héroïne au fur et à mesure de vos exploits afin de devenir une véritable machine à tuer et un sacré poison pour vos adversaires. Je vous conseille néanmoins d’attendre de finir votre partie avec Monsieur avant de partir sur le sentier de la guerre avec Madame, car il est bien nécessaire de connaître les différents tableaux du jeu afin d’éviter de se retrouver perdu et inefficace.

 

Test Deathloop : Rien n’est jamais parfait

 

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De toute façon, ils sont bêtes à bouffer du foin

 

Si graphiquement le jeu reste honorable, je vous conseille néanmoins le mode « performance » afin de profiter de la fluidité nécessaire à l’action. Rassurez-vous, cela changera peu de choses dans le rendu. Je ne comprends toujours pas l’intérêt de proposer différentes options ne faisant que refléter les lacunes techniques de la console.  Il est bien beau de vendre dur Ray Tracing, de la 4K, si les performances ne suivent pas. Personnellement, une 4K dynamique en 60 Fps constant suffit à mon bonheur et le jeu n’en est pas moins moche.

Autre point de discorde, la conception des ennemis semble paresseuse bien que camouflée par le scénario. En effet, j’ai eu souvent l’impression de massacrer des pantins, dénués de charme et surtout d’intelligence. L’IA est très limitée et cela gâche l’expérience. Si un effort avait été fait de ce côté-là, le jeu aurait pris une dimension bien supérieure.

Enfin, la maniabilité pose parfois problème, entrainant malheureusement la frustration de se voir recommencer une boucle. La sélection des options en jeu comporte des illogismes, comme le fait de sélectionner une arme pour la main gauche en cliquant à droite sur la croix multidirectionnelle.

Il serait temps d’arrêter de nous proposer de naviguer dans les différents menus avec un curseur du type souris, là où il est tout à fait possible de les gérer avec des raccourcis sur la manette.

Finissons sur une note positive, les sensations décuplées par la DualSense sont bien présentes et immergent un peu plus le joueur dans l’action.

 

Test Deathloop : conclusion

 

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L’objet de tout vos soucis

 

Arkane Studios ne révolutionne pas un genre qu’ils ont eux-mêmes créé avec leurs titres précédents. Le studio Français nous invite à jouir d’un jeu vraiment sympathique mais loin d’être un must-have comme nous laissent supposer les nombreux 10 sur 10 qui estampillent la moindre pub du jeu. À mon sens, il est grand temps de renouveler une formule qui commence à s’essouffler, car le prochain opus pourrait être celui de trop.

En attendant 2022 et sa promesse de titres exclusifs très attendus, je vous le recommande néanmoins, surtout en cas de bon plan / baisse de prix qui ne saurait trop tarder.

Test Deathloop : une histoire sans lendemain
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Test Deathloop : une histoire sans lendemain
Les plus
  • L'ambiance générale
  • Le rapport entre les deux protagonistes
  • La progression in-game
Les moins
  • Maniabilité imparfaite à la manette
  • Ennemis génériques
  • Première partie du jeu trop lourde
  • Une IA aux fraises
Graphismes 14
Gameplay 14
Son 16
Durée de vie 14
Rapport qualité/prix 14
Jor-el
Rédacteur
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Mettons un sourire sur ce visage...

Meilleur bon plan

Derniers commentaires

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Niveau 24
Chevalier d’Elite
  • Soutien
  • PS4
  • Participant
  • Capitaine

Merci pour ce test, c’est bien ce que j’en pensais, le mieux c’est d’attendre qu’il soit à 20e voire moins parce qu’il n’a rien d’exceptionnel… Malheureusement.

 

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