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PES 2020 : Konami en pleine remontada face à FIFA ?

C’est la nouvelle qui a fait l’effet d’une bombe cette semaine sur les réseaux sociaux. Pour la première fois dans son histoire, la firme japonaise a réussi à battre Electronic Arts sur une partie du terrain des licences. Un secteur sur lequel l’éditeur japonais s’était toujours montré frileux. Avec l’acquisition de l’exclusivité de la Juventus de Turin en tant que partenaire majeur, Konami montre plus que jamais ses intentions de revenir face à son éternel rival. Suffisant pour parler d’une remontada ?

 

PES devant depuis 4 ans sur le gameplay

 

Bon nombre de joueurs ont fait la transition depuis des années de FIFA à PES. Même si cet exode reste « mineur » comparé à l’exode historique et massif des joueurs de PES entre 2008 et 2012 principalement (soit 4 ans tout de même), il reste remarquable tant l’éditeur japonais revient de loin.

De très, très très loin.

Exit les courses robotisées et le gameplay rigide à souhait, PES procure des sensations pads en mains très proche du terrain. La physique de balle a su conserver les plus allergiques à FIFA tout en séduisant des joueurs à la recherche d’un jeu plus posé, où la construction et les situations de foot « réelles » sont nettement plus présentes que dans le jeu de la concurrence.

Dans le gameplay, PES est à mes yeux loin devant FIFA depuis plus de 4 ans. Et je me prononce car j’ai joué aux deux jeux durant ces quatre dernières années. La variété des actions (notamment dans la construction et les relances depuis le milieu de terrain) est à des années lumières en avance sur PES. Les possibilités tactiques, une fois maîtrisées, cumulées à un jeu en manuel ouvrent des possibilités bien plus poussées. Tout comme la conduite de balle et le côté crucial du contrôle / de la première touche. Bref, la remontada de PES dans le gameplay a déjà eu lieu si vous débarquez sur le jeu désormais. C’est juste qu’il fallait donner un peu plus la chance au titre de Konami lors des années précédentes après avoir passés des défauts qui peuvent encore (clairement) être bloquants pour certains.

 

Beaucoup de travail encore : sur la bonne voie ?

 

Passé par les égouts de l’impopularité vidéoludique et face au rouleur compresseur d’EA et son mode FIFA Ultimate Team très bien huilé, Konami était à l’agonie. Le nouveau moteur de jeu utilisé sur PES 2014 a cependant annoncé les ambitions d’un retour sur le devant de la scène et depuis, Konami va de victoires en victoires. Des notes parfois très proches (si ce n’est supérieur) à l’étranger face à FIFA dans la presse, une très bonne réputation dans son gameplay, PES séduit de plus en plus mais peine à décoller vraiment face aux ventes monstrueuses d’un FIFA pratiquement imperturbable. La raison ? La communication incroyable d’Electronic Arts (publicités, influenceurs pour le jeune public etc…) ainsi qu’un jeu en réseau, des modes multijoueurs solides et une experience sociale bien au delà de tout ce que l’on peut trouver à l’heure actuelle sur PES.

Les points faibles de PES ne sont pas dans les licences (que l’on contourne facilement via les patchs, notamment avec les excellents gars de CYPES) mais bien dans la communication, le contenu et toute l’expérience sociale. Pour que la véritable remontada ait lieu, il faut donc que Konami sorte de sa zone de confort (le gameplay) et innove grandement dans ces trois domaines. Le contenu devrait être amélioré dans PES 2020 avec une nouvelle ligue des masters en solo (il faudrait voir que vaut ce nouveau mode de jeu) mais l’expérience sociale (online, inviter ses amis, lancer un simple match en réseau, jouer en coop sans une foutue IA dans l’équipe adverse, améliorer la gestion du mode MyClub en ligne…) fait encore peur. L’interface avec la navigation et les menus aurait également été revue mais il faudra patienter pour en savoir plus.

Konami ne doit pas simplement faire du FIFA dans la communication, le contenu et l’expérience sociale. Ils doivent innover et proposer quelque chose de plus costaud encore afin de faire décrocher les plus irréductibles joueurs de FIFA.

Comme ce fut le cas lorsque le titre d’Electronic Arts a provoqué donc l’exode massif de 2008.

Affaire à suivre avec la démo du jeu sur laquelle je vous donnerai mon ressenti.

 

Choco
Rédacteur
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Qu'on apporte du bois et de l'huile ! Denethor, fils d'Ecthelion
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