Jeux physiques PlayStation : quand les statistiques globales masquent les usages réels

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Le 1er juillet 2026, Sony Interactive Entertainment a publié une annonce signée par Sid Shuman, Senior Director chez SIE : à partir de janvier 2028, la production de disques physiques pour tous les nouveaux jeux PlayStation s'arrêtera. Plus aucun jeu physique PlayStation ne sera produit pour les nouvelles sorties. La justification avancée repose sur un argument chiffré présenté comme une évidence : les préférences des joueurs et de l'industrie se sont éloignées du physique pour se tourner vers le numérique. Sony dispose effectivement de données solides en interne. Sur l'exercice fiscal 2025, 80 % des jeux PlayStation ont été vendus sous forme dématérialisée. Difficile d'ignorer un ratio pareil. Sauf qu'il y a un problème de fond dans cet argument. Et ce problème est méthodologique...et critique.

 

Quand les statistiques agrègent ce qu'elles devraient distinguer

 

Avant d'accepter ce chiffre comme un verdict, il faut comprendre comment il est construit. Les données de référence dans l'industrie, qu'elles viennent de Circana aux États-Unis ou de GSD en Europe, excluent explicitement de leurs ratios physique/numérique les jeux free-to-play et les titres qui n'existent pas en version boîte. Mat Piscatella, senior analyste chez Circana, l'a lui-même précisé publiquement : seuls les jeux disponibles à la fois en physique et en numérique entrent dans le calcul. Fortnite, Apex Legends ou Warzone ne faussent donc pas directement les statistiques.

Mais une moyenne reste une moyenne. Et celle-ci agrège des comportements d'achat radicalement différents selon les genres. Un jeu multijoueur en ligne ou un jeu-service génère naturellement entre 80 et 95 % de ses ventes en dématérialisé. La raison est simple : ce type de jeu n'a aucune valeur de revente, aucun attrait de collection, et suppose une connexion permanente. Acheter une boîte pour y jouer n'apporte rien de concret. À l'inverse, un jeu solo narratif, premium, à fort potentiel de collection, attire structurellement un public différent : un public qui collectionne, qui revend, qui prête, et qui attache une valeur réelle à l'objet physique.

C'est GamesIndustry.biz qui le formule le mieux dans son analyse des données GSD Europe 2024 : le mix numérique/physique varie considérablement d'un titre à l'autre, et les jeux solo narratifs s'en tirent systématiquement mieux en physique que les titres multijoueur. Le degré de numérisation d'une année dépend beaucoup du calendrier de sorties. Une année portée par des jeux-service verra la part numérique grimper mécaniquement. Une année portée par des jeux solo verra le physique reprendre du terrain.

Or, sur les 40 premières semaines de 2024 en Europe, 32 % des nouvelles sorties PS5 ont été vendues physiquement. Ce n'est pas une niche anecdotique. Sur des millions d'unités écoulées, c'est une part de marché concrète, génératrice de revenus réels. Et cette part concerne en grande majorité exactement les jeux physiques PlayStation pour lesquels les joueurs continuent de voter avec leur portefeuille.

 

Astro Bot et les franchises solo : ce que les moyennes effacent

 

Prenons un exemple récent et précis : Astro Bot. Jeu développé par Team Asobi, studio interne PlayStation, sorti en septembre 2024. Un titre solo, narratif, conçu comme une célébration de l'univers PlayStation. Un jeu dont Sony est elle-même à l'origine, sur une plateforme réputée très numérique. Résultat dans les ventes : environ 60 % des copies vendues en Europe l'ont été en format physique, et 55 % au Royaume-Uni. La majorité des acheteurs d'Astro Bot ont choisi la boîte. C'est probablement le contre-argument le plus direct que vous puissiez opposer à la communication de Sony.

Ce n'est pas un cas isolé. Les données issues du piratage informatique du studio Insomniac Games fin 2023 ont révélé des répartitions physique/numérique éclairantes pour plusieurs franchises first-party Sony. Ces informations sont à prendre avec les précautions d'usage pour des données issues d'un leak, mais leur cohérence avec les chiffres d'Astro Bot mérite d'être soulignée. Spider-Man sur PS4 aurait été vendu à environ 66 % en physique. God of War afficherait le même ratio. Horizon Zero Dawn serait à 71 % de ventes physiques. Ce portrait, stable et documenté sur plusieurs licences, décrit une réalité simple : les grandes franchises solo PlayStation, celles qui ont construit l'identité de la marque depuis des années, se vendent structurellement en majorité en boîte.

Ce que cela révèle, c'est que l'argument de Sony s'effondre dès qu'on le décompose par genre. La part numérique globale de 80 % sur l'exercice fiscal 2025 ne dit rien sur le comportement d'achat des joueurs qui achètent God of War, Horizon ou Astro Bot. Elle dit beaucoup sur le comportement des joueurs de titres multijoueur, de jeux-service et de productions sans version physique significative. Présenter une moyenne globale comme la justification de la fin des jeux physiques PlayStation, c'est utiliser un indicateur agrégé pour trancher une question qui demande une analyse par segment.

 

Un raisonnement bâti sur les résultats d'une stratégie "Games as Service" en difficulté

 

Il y a quelque chose de paradoxal dans la logique de Sony, et c'est sans doute l'angle le moins évident de cette décision. La demande en jeux physiques PlayStation n'a pas disparu d'elle-même : elle a été progressivement étouffée par un calendrier de sorties orienté jeux-service, dont les résultats ont été pour le moins inégaux. Entre l'exercice fiscal 2020 et l'exercice fiscal 2024, les ventes de jeux first-party PlayStation ont presque été divisées par deux. Sur l'exercice fiscal 2020, porté par The Last of Us Part II et Ghost of Tsushima, Sony vendait 58,4 millions de jeux first-party. Sur l'exercice fiscal 2024, ce chiffre est tombé à 28,9 millions. C'est une baisse de pratiquement 50 % en quatre ans.

Les années de fort volume correspondent très précisément aux années où Sony sortait des jeux solo qualitatifs à fort ancrage physique. Les années de recul correspondent à la montée en puissance d'une stratégie orientée jeux-service dont plusieurs titres ont rapidement disparu des radars, Concord ayant fermé ses portes deux semaines seulement après son lancement. Et c'est justement cette période de recul, qui a mécaniquement gonflé la part numérique via des productions sans version boîte significative, qui alimente aujourd'hui le discours du "tout-numérique" et du "changement des habitudes de consommation". La progression du démat est aussi liée par ailleurs aux promos PS Store, aux habitudes post-Covid, au partage de compte, à la praticité, au stockage des moyens de paiement et j'en passe...

Formulé autrement : Sony s’appuie sur des chiffres globaux produits en partie par un catalogue et un calendrier de sorties de plus en plus favorables au numérique pour justifier l'abandon du format physique qui soutenait ses plus grandes réussites commerciales. Daniel Ahmad, analyste chez Niko Partners, a été direct sur le sujet : la décision d'arrêter la production physique est conçue pour réduire les coûts de Sony, éliminer le marché de la revente et de l'occasion, et faire transiter 100 % des revenus par le PlayStation Store. La préférence consommateur, dans ce cadre, ressemble davantage à une justification a posteriori qu'à une lecture honnête des usages.

Les données globales de dématérialisation sur PlayStation sont réelles, et on aurait tort de les nier. Mais les appliquer uniformément à l'ensemble du catalogue, c'est ignorer ce que les franchises les plus emblématiques de la marque disent sur le comportement d'achat de ses joueurs les plus fidèles. Astro Bot à 60 % physique en Europe en 2024 ne ment pas. Les ratios historiques de God of War ou Spider-Man ne mentent pas non plus. Ils décrivent une réalité que la moyenne agrégée efface soigneusement. Et c'est cette réalité, celle des joueurs qui tiennent à posséder leurs jeux physiques PlayStation, qui risque de payer le prix fort à partir de 2028.

Pour conclure ce papier, à titre personnel, je trouve que cette décision reflète surtout une époque où la possession, la transmission et la préservation des œuvres sont trop souvent sacrifiées au nom de la marge, du contrôle et de la simplification logistique. Le marché physique n’a pas disparu. Plutôt que de se poser les bonnes questions en cherchant à vendre à la fois en dématérialisé et en physique afin de doubler ses bénéfices, Sony ne voit qu’une seule facette du problème actuel.

Si les joueurs achètent moins de produits physiques, alors la vraie question n’est pas de savoir comment l’enterrer, mais comment lui redonner de la valeur.

Depuis des années, le format physique a été appauvri. Trop d’éditions se résument à une boîte vide de sens, sans notice, sans contenu supplémentaire, sans véritable effort de présentation, parfois même avec un disque incomplet ou dépendant d’un téléchargement massif. Comment s’étonner ensuite que certains joueurs ne voient plus l’intérêt de passer par la version boîte ? Le problème n’est pas seulement la demande. Le problème, c’est aussi l’offre.

Sony aurait pourtant pu réfléchir autrement. Améliorer la compression des jeux, pourquoi pas avec l’aide de nouvelles technologies et de l’IA, afin de mieux exploiter le Blu-ray actuel. Réduire la taille des installations serait d’ailleurs un argument aussi bien pour le physique que pour le numérique : moins de données à télécharger, moins d’espace occupé sur la console, plus de confort pour tous les joueurs. D’une pierre deux coups.

Il y avait aussi d’autres pistes à explorer : des précommandes physiques ouvertes sur une période donnée pour mieux ajuster les quantités produites, des tirages calibrés selon la demande réelle, des éditions plus qualitatives, ou même une forme d’abonnement physique permettant aux joueurs attachés à ce format de soutenir concrètement sa préservation sur l’ensemble du catalogue.

Faire croire qu’aucune alternative n’existe, que le tout-dématérialisé serait une fatalité et que le physique appartiendrait déjà au passé, est une hérésie. Ce serait aussi absurde que d’empêcher une œuvre d’exister en dématérialisé au nom du seul format physique. Le problème n’est pas l’existence du numérique. Le problème, c’est la disparition imposée de l’autre choix.

Ces deux mondes ne devraient pas s’opposer. Ils devraient coexister. Le physique et le numérique peuvent se renforcer mutuellement, parce qu’ils ne répondent pas toujours aux mêmes usages, aux mêmes publics ni aux mêmes moments de consommation. Les traiter comme deux ennemis, alors qu’ils participent tous les deux à la réussite d’un jeu, c’est précisément l’erreur stratégique que Sony semble aujourd’hui s’apprêter à commettre.

Enfin, comment ne pas rappeler que si Sony en est là aujourd’hui, c’est uniquement grâce à la force de ses licences cultes.  Celles qui ont pu exister grâce à leur visibilité dans le monde réel. Combien d’entre nous ont découvert un titre majeur parce qu’on le leur avait prêté avant d’investir dans une console et dans d’autres jeux du même genre ? Supprimer cette possibilité, c’est freiner l’acquisition d’un nouveau public, qui découvrira forcément PlayStation pour la première fois, et surtout risquer de provoquer un exode massif vers un autre constructeur qui pourrait brillamment jouer cette carte.

Sony est donc retombé dans ses travers de l’ère PS3 : arrogant, hors sol et déconnecté de sa base historique de fans. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ; espérons donc que l’entreprise réalise l’erreur monumentale qu’elle est en train de commettre (le post initial a fait l'objet d'un bad buzz sans précédent avec de nombreuses marques tournant en dérision ce choix incompréhensible, des pétitions ont aussi été mises en ligne), non seulement pour les joueurs, mais aussi pour la sauvegarde de sa marque à travers le temps et l’histoire.

 

 

Commenter 15 commentaires
G@rfielD

Merci pour cet article éclairant, et les nuances apportées : je n'avais pas d'arguments contre le fatalisme qu'impose le rapport 80% numérique 20% physique. En espérant que les pétitions et le bad buzz aient un impact...

    G@rfielD

    Ceci-dit, je me demandais si acheter un disque dur externe pour stocker les jeux ne permettrai pas de les pérenniser ? Si les serveurs ou les accès ferment un jour, ce qui arrivera sûrement mais dans longtemps,  il suffira de mettre hors ligne la console, ce qui permettra de "geler" les autorisations d'accès et ainsi préserver au mieux une collection devenue virtuelle ?  Les défauts seraient que les autorisations peuvent être retirées à un moment où déconnecter du réseau une console a un impact (par exemple si la nécessité se présente dans 2 ans, alors qu'on l'utilise encore), mais aussi qu'il sera impossible de prêter un jeu à un ami...

     

    Pensez-vous que cette alternative peut fonctionner ?

jesaisrien

Hélas, le point de non retour c'était il y a 4-5 ans, quand Ubisoft a tranquillement débranché The Crew, rendant le jeu injouable, et aucune sanction n'a suivi...

A partir de là, c'était une question de temps avant que l'on se fasse tous enfler 😑

SetsZeroX

Merci Choco, tu as mis des mots sur les maux que j'exprime depuis 2008 concernant trop d'achats de dématérialisé, mais surtout sur cette annonce malhonnête de Sony. Et tu l'as très bien exprimé dans ton article. Ils font ce qu'ils veulent, c'est la liberté d'entreprendre en utilisant cette tragédie mercatique, il n'y a pas de problème en soi.

Mais dans cette stratégie biaisée, il y a malheureusement une communication malhonnête. Alors, comme tu disais, on se doutait et on voyait qu'ils ne voulaient plus du physique, des intermédiaires dans la vente de leurs jeux ou des jeux d'éditeurs tiers sur leur plateforme.

Sauf qu'ils oublient que tout le monde ne peut pas être Steam et que leur écosystème, qu'est le PSN, est trop fermé. Même s'ils assouplissent leur PSN et qu'il y a quelques exclusivités, il y a derrière le PC avec Steam, GOG, l'émulation, etc. Un écosystème qui est très ouvert ; de plus, tu peux garder et installer sur SSD, te faire rembourser facilement, garder tes vieux jeux sur disque externe, etc.

Alors que sur le PSN, tu télécharges et tu stockes sur ta PS5 et ta future PS6. Mais du jour au lendemain, par exemple si Sony veut bannir ta console ou fermer les serveurs pour télécharger ou retélécharger ton jeu, tu l'auras dans l'os, car c'est un écosystème qui sera bien trop fermé.

Et Sony ne le comprend pas. Ils se disent sûrement : « Beaucoup vont partir, mais ceux qui sont encore là, on va leur faire payer plus cher qu'en boîte, ce qui compensera la perte. » Mais comme je disais, il y a le PC avec un écosystème plus ouvert et peut-être un autre concurrent qui pourrait concevoir et sortir une console de jeux moins chère, avec une bonne puissance et des jeux aussi bien dématérialisés que physiques.

Attention Sony, comme Microsoft, vous laissez une faille océanique pour que d'autres entreprises s'y engouffrent. Je ne sais pas quelle entreprise va faire une nouvelle bécane avec des jeux physiques et dématérialisés en même temps, mais si elle a les reins solides, ça va picoter. Ils regretteront leur arrogance.

Au passage, j'achèterai les derniers jeux en physique sur PS5 que je voudrais. Et si je trouve une PS5 pro avec un lecteur en occasions, je l'achèterai. Et en suite pour moi, c'est finito Sony. Je n'achèterai pas leur PS6, être malhonnête au niveau de leur communication c'est nous prendre pour des cons.

Modifié le 05/07/2026 à 15:36:07 par SetsZeroX
Franck Delmotte

Ce que sony se garde de dire, c'est qu'ils ont également largement orienté le marché dans ce sens. Entre la ps5 digitale qui n'était jamais en rupture contrairement à celle avec lecteur, la ps5pro qui nécessite l'achat supplémentaire du lecteur et des jeux en day one où tu n'étais pas sûr d'avoir ta copie.

Bref perso, alors qu'acheter certains jeu en demat ne me dérangeait pas, j'ai décidé de leur tourner comportement le dos:

_retrait du moyen de paiement sur le store ( ça évitera la tentation d'une promo ou d'un dlc)

_ annulation de mes precommandes, j'en avais une quinzaine et d'autres à venir.

_plus d'achat en neuf, je prendrais que de l'occase y compris sur les prochaines sorties, quitte à devoir les payer au prix du neuf.

_suppression de tous leurs canaux de diffusion (newsletter, pages RS, weareplaystation, etc)

_bien évidemment boycott de la ps6, je peux me passer de 10 exclues.

_ j'envisage de me procurer une serie s ou x pour finir la génération, m'enfin ça dépendra de l'orientation qu'ils prendront d'ici là.

_enfin pour la prochaine génération, exit les consoles, si je dois avoir que du demat, autant aller là où la concurrence tire les prix vers le bas plutôt que sur un marché monopolisé.  Ce sera donc une bonne occasion pour me monter un pc. ( Et encore, est-ce que j'aurais vraiment la motivation ? J'ai déjà pas beaucoup de temps pour jouer, ce sera peut être dans un premier temps une bonne excuse pour ressortir mes anciennes consoles et finir certains jeux que j'ai à peine toucher et que l'évolution technologique m'a fait mettre au placard).

    AdminChoco

    Et il y a des tas de pépites à découvrir en "retrogaming" sans forcément aller trop loin dans le passé non plus. Déjà en indé sur la génération actuelle.
    C'est exactement ce que l'on pense. Il est si facile de dire "les habitudes" des "consommateurs" ont évolué quand l'offre à la base elle même a été volontairement modifiée.
    On le voit bien avec les investisseurs qui sont ravis de cette décision. Faire tourner un business n'impose pas forcément d'avoir en ligne de mire exclusivement le profit. C'est le moteur mais il doit aller de paire avec un but censé et une image de marque à soigner pour durer dans le temps.

    Sony parle de la fin du marché physique mais ils ne se rendent pas compte qu'ils ont peut être mis le premier coup de pelle pour creuser leur propre tombe à l'heure actuelle.
    Ils ne réagissent pas du tout et pensent que cela va se tasser avec l'été et les congés (d'ailleurs le timing n'est pas anodin pour faire passer l'annonce).
    Il y aura un premier indicateur avec les fêtes de fin d'année et les jeux qui seront mis sous le sapin (en dehors de GTA 6).

    Franck Delmotte
    En réponse à AdminChoco staff

    Même sans tomber dans le retro, j'ai déjà une pelletée de jeux à faire ou à finir sous la main, de quoi tenir quelques années sans avoir besoin d'acheter. Ma pile de la honte n'a cessée de grandir au fil des ans et pourtant actuellement j'ai rien trouvé de mieux que de me relancer sur ffX remaster que j'ai jamais réussi à finir sur ps2 😂.

Yvan_Durêve

Merci ChocoTeam. C'est ce genre de bail qui me fait penser que je traîne au bon endroit sur la toile.

Espérons qu'un max de cerveaux le lisent, et entièrement.

 

Big up

    Choco

    Merci Yvan...

    Ce n’est pas une vidéo tik tok de 2 min avec des gros plans dans tous les sens pour capter l’attention après donc je ne pense pas que le papier puisse rivaliser avec les énormités qu’on peut voir à longueur de journées sur le sujet.

    Oui le démat progresse et oui Sony a raison de le prioriser.

    Mais non le format physique ne fait pas perdre d’argent et non les habitudes n’ont pas changé du côté des joueurs. Elles ont changé du côté de Sony avec sa PS5 Digital (que les magasins auraient définitivement dû refuser quand on voit la situation aujourd'hui...) et de l’offre physique qui a été volontairement dégradée ces dernières années pour la rendre la moins attirante possible.

    Car en situation "normale" pour du jeu solo de qualité, la version physique performe mieux.

MiniBouss

Super article. C'est une vraie démonstration qui prouve clairement que Sony n'a pas tout compris (ou ne veut pas comprendre).

Alors certes, s'il y a x% de joueurs "physique", cela ne va pas se traduire par x% de joueurs en moins si le physique disparaît (certains qui s'en moquent ou s'en accommodent, certains qui veulent continuer à jouer chez Sony...), mais c'est sûr qu'une partie va partir. Et vue l'analyse ici, ça va être une proportion non négligeable.

C'est vraiment dommage que Sony fasse preuve d'un aussi grand manque de respect envers ses joueurs historiques. Ca me fait penser aux histoires de fidélité côté téléphonie/Internet: les FAI préfèrent piquer des clients chez les autres (et donc vont en perdre en même temps) plutôt que de fidéliser ceux qu'ils ont. Et au final, ils espèrent que les clients qu'ils gagnent vont être plus nombreux que les clients qu'ils perdent. J'ai l'impression que c'est un peu pareil chez Sony: ils savent qu'ils vont perdre des plumes dans l'histoire, mais ils s'imaginent que ce qu'ils vont récupérer va compenser.

Je ne suis pas sûr que ce soit le meilleur choix (perso, j'ai un backlog suffisant pour tenir encore plusieurs vies, et le PC sera là pour rester à jour).

    Choco

    Sauf que le PC c’est le PC. Un ecosystème solide et sur lequel le 100 % demat est possible vu la variété des stores.

    À choisir, je prends le PC 10 fois sur 10. Et ce ne sont pas quelques exclusivités qui me feront rester sur Playstation. Même si Dark Souls 4 sort sur PS6, je patienterai pour son portage PC ou une version Switch 2.

     

    MiniBouss
    En réponse à Choco staff

    ???

    Oui, j'ai dit exactement la même chose: si Sony reste dans cette optique full démat, je m'en vais. J'ai mon backlog qui est la pour les jeux passés, et pour les jeux futurs si besoin ou envie, ça sera PC ou rien.

Ben_J

Salut Choco et merci pour cette article que je valide totalement !

 

Effectivement, même si la consommation du demat a fait beaucoup de chemin depuis c'est une réalité, je trouve que c'est bien orienté par les constructeurs et il faut être aveugle pour ne pas le voir ! Moins de contenue dans les boites, stock réduit dans les rayons et en commande... D’ailleurs, ça se recoupe bien avec l'une des vidéos de la youtubeuse " IamYunie " qui se trouve au canada et qui précise bien que le physique la bas est casi inexistant dans les rayons contrairement à la  France et que c'est voulu pour forcé au demat !

 

Je rajouterai également que l'exemple de GTA 6 pour justifier la demande des joueurs pour le demat ne tiens pas debout ! Rockstar reste Rockstar et j'ai vraiment peur pour les autres studios car je pense sincèrement que leurs prochaines ventes vont drastiquement chuté faute de physique !

 

Tout les studios serons impacté sans exception ! Cd Projekt, Naughty Dog etc c'est pareil même si ça se verra moins car ils produisent de bon jeux en général mais c'est pas Rockstar  ! j’espère sincèrement qu'ils monteront aux créneaux de leurs coté aussi pour essayé d'y changé quelque chose car pour moi c'est clair et net, plus de physique = plus d'achat ! et pas de Ps6 non plus au passage même avec un lecteur !

 

C'est vraiment dommage car j'avais trouvé la dernière Summer Game Fest incroyable avec de belle pépite qui aller arriver dont Stellar Blade 2 entre autre mais malheureusement ça sera Niet Wellou Que Dalle !

 

Bref, force à tous les potes !

 

 

    Choco

    Merci pour le retour !

    Totalement d’accord également. Rockstar c’est Rockstar. Et les précommandes en demat sont faussées vu que l’édition Ultime est seulement dispo en démat...

    Si Rockstar avait lancé une édition Ultime seulement en physique, les chiffres seraient inversés...

    L’hopital qui se fout de la charité donc. Ils changent le format de distribution et affirment derrière que ce sont les habitudes des consommateurs qui ont changé.

    Et ça passe comme une lettre à la poste.

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